Multiples manifestations en Alberta en appui au mouvement Idle No More

Comme ailleurs au pays, des gestes de perturbations se sont déroulés en Alberta vendredi, en appui au mouvement Idle No More, qui critique le manque de consultation dans les changements apportés à la Loi sur les Indiens et à la Loi sur la protection des eaux navigables.

La police d'Edmonton avait demandé à la population d'éviter de circuler entre le centre Kinsmen et la Place du Canada dans le centre-ville, en raison de la marche qui avait lieu de 10 h à midi. Environ 400 manifestants étaient réunis dans la capitale albertaine.

« Si nous continuons d'être silencieux, cela signifie que nous appuyons le projet de loi C-45 et ce n'est pas le cas », a affirmé une manifestante, Georgina Lightning.

Vers midi à Calgary, environ 50 manifestants autochtones visés par le Traité no 7 conduisaient lentement un certain nombre de véhicules le long de la 16e Avenue, à partir d'Edmonton Trail jusqu'à la 14e Rue Ouest.

Ailleurs, des membres de la réserve Blood ont bloqué l'autoroute 2, à partir de Cardston jusqu'à leur réserve, de midi à 16 h.

Pour sa part, la Nation Siksika avait planifié une marche le long des autoroutes 547 et 901, à 13 h.

Jeudi, un groupe d'environ une centaine de personnes avait bloqué l'accès à l'autoroute 63 près de Fort McMurray, créant un long bouchon.

Journée de protestation nationale vendredi

Les manifestations en Alberta font partie d'une journée de protestation qui inclut un événement d'envergure à Ottawa, ainsi que d'autres rassemblements au pays. Selon le site du mouvement Idle No More, des manifestations sont aussi prévues devant des consulats canadiens aux États-Unis.

Le mouvement Idle No More, ou « fin à l'immobilisme », dénonce l'absence de consultation dans les changements contenus dans la loi sur le budget, surtout ceux concernant la Loi sur les Indiens et la Loi sur la protection des eaux navigables.

Dans le premier cas, les changements modifient le mode de consultation des communautés lorsque des terres de réserves sont vendues ou louées. Dans le deuxième, la protection ne s'applique qu'à 97 lacs et 62 rivières, alors qu'il y en a des dizaines de milliers au pays. Les Autochtones considèrent qu'ils auraient dû être consultés sur ces lois qui touchent leurs territoires.

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