Alberta : un demandeur d'asile devra payer pour traiter son cancer

Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, en conférence de presse à Ottawa Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, en conférence de presse à Ottawa  Photo :  PC/Adrian Wyld

Un demandeur d'asile, qui souffre d'un cancer, devra payer lui-même ses soins de santé en rai desson réformes fédérales limitant l'accès des réfugiés aux soins de santé annoncées en juin.

Le Mexicain Gabriel Yanez est arrivé au Canada il y a cinq ans et habite à Red Deer. Sa première demande d'asile a été rejetée et sa deuxième demande est à l'étude.

Le cancer du testicule a été diagnostiqué chez M. Yanez, il y a deux mois.

« Je ne sais pas ce que je vais faire », a-t-il affirmé.

Le ministre fédéral de l'Immigration Jason Kenney a affirmé que le Canada se devait d'être équitable avec les nouveaux arrivants. Il ne croit pas que les frais de santé d'une personne, dont la demande d'asile a été refusée, devraient être couverts avant ceux d'un résident permanent.

« Lorsque vous êtes un immigrant légal et que vous venez au Canada en tant que résident permanent, vous ne recevez pas d'assurance maladie publique », a indiqué M. Kenney. « Vous devez patienter trois mois environ. »

Le seul traitement reçu par M. Yanez provient de son médecin de famille à Red Deer. Le docteur Morne Odendaal lui offre quelques soins gratuitement, mais l'homme doit tout de même payer sa chimiothérapie.

« Tout d'un coup, c'est comme si on l'avait condamné à mort. » — Dr Morne Odendaal

M. Yanez a demandé de l'aide à son député provincial affecté au domaine de la santé, mais ce dernier n'a rien pu faire pour lui.

En novembre, la Saksatchewan avait décidé de payer elle-même les traitements de chimiothérapie d'un demandeur d'asile atteint de cancer, après l'intervention de son premier ministre Brad Wall.