Justin Trudeau s'excuse pour ses propos à l'endroit des Albertains

Radio-Canada avec La Presse Canadienne et La Presse Canadienne
Mea-culpa de Trudeau

Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, s'excuse d'avoir tenu des propos antialbertains il y a deux ans lors d'une entrevue télévisée qui a refait surface dans un article de Sun Media, jeudi.

Dans l'entrevue accordée à l'émission québécoise Les Francs-tireurs, M. Trudeau avait entre autres déclaré : « Le Canada fait dur maintenant parce que c'est des Albertains qui contrôlent notre agenda communautaire et sociodémocratique et ça marche pas. »

M. Trudeau s'est maintenant excusé, mais il soutient que ses propos ont été mal interprétés. Il affirme qu'il tentait d'utiliser « un raccourci » pour critiquer le premier ministre du Canada, Stephen Harper, et non les Albertains.

« Je m'excuse d'avoir dit ce que j'ai dit », a-t-il expliqué en anglais aux médias à Vancouver. « J'ai eu tort de lier la région d'où vient M. Harper à ses habitants et aux politiques qu'il soutient, mais qui ne représentent pas les valeurs de la plupart des Canadiens. C'était mal d'utiliser un raccourci en disant " Alberta ", puisque je faisais vraiment référence au gouvernement Harper et je suis désolé d'avoir fait ça. »

Les excuses de Justin Trudeau (en anglais)

I'm sorry I said what I did. I was wrong to relate the area of the country that Mr. Harper is from with the people who live there and the policies that he has that don't represent the values of most Canadians. It was wrong to use a shorthand to say ''Alberta'', when I was really talking about Mr. Harper's government, and I'm sorry I did that.

Les conservateurs se sont emparés de l'entrevue de l'émission Les francs-tireurs pour attaquer M. Trudeau, surtout à Calgary, où des élections partielles auront lieu la semaine prochaine.

À la Chambre des communes vendredi, ils ont attaqué Justin Trudeau et les libéraux, comparant son discours à celui du député fédéral libéral ontarien, David McGuinty.

Ce dernier a dû quitter ses fonctions de porte-parole en matière de ressources naturelles, en début de semaine, après avoir accusé les politiciens de l'Alberta d'être les marionnettes de l'industrie pétrolière. Il avait suggéré aux députés de cette province de retourner chez eux.

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