VPH : un groupe veut poursuivre le conseil scolaire catholique de Calgary

Virus du papillome humain Virus du papillome humain  Photo :  Centers for Disease Control and Prevention

Un groupe de Calgary veut poursuivre le conseil scolaire catholique de la ville pour rendre obligatoire l'introduction du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) dans leurs écoles.

Puisque le VPH est une infection transmissible sexuellement, le conseil scolaire catholique refuse proposer le vaccin dans les écoles sous prétexte que les élèves sont tenus à la chasteté avant le mariage. Fred Henry, un évêque de Calgary, avait affirmé en juin que ce vaccin allait à l'encontre des principes religieux et qu'il demeurait tout de même accessible en dehors des murs des écoles catholiques.

Les jeunes filles de la cinquième année des écoles publiques peuvent recevoir le vaccin dans le cadre d'un programme de vaccination volontaire, mis en place par les services de santé publics de l'Alberta.

Le groupe Calgary VPH a affirmé jeudi par voie de communiqué que pendant plus d'un an, des spécialistes de la santé, des travailleurs sociaux et des parents ont demandé au conseil scolaire de restaurer l'accès au vaccin, banni depuis 2008, dans les écoles catholiques.

En agissant ainsi, le conseil scolaire catholique viole le droit administratif et la Charte canadienne des droits et libertés, selon le groupe de Calgary.

« Sachant que la vaccination contre le VPH aide à sauver des vies, il est décevant que nous soyons contraints à avoir recours à la justice pour forcer le conseil à collaborer avec les infirmières et protéger la santé des enfants », a affirmé Dr Ian Mitchell, professeur en pédiatrie à l'Université de Calgary et membre de Calgary VPH.

Le Dr Mitchell a expliqué que le VPH était « la cause » du cancer du col de l'utérus et que plus de 1300 cancers de ce type étaient diagnostiqués chaque année au Canada. Il a ajouté qu'environ 400 Canadiennes, dont 50 Albertaines, mourraient de cette maladie chaque année.