Rencontre avec Marie-Ève Bordeleau, une avocate « par et pour les Autochtones »

Me Marie-Ève Bordeleau Me Marie-Ève Bordeleau  Photo :  Facebook.com / Marie-Ève Bordeleau

Me Marie-Ève Bordeleau est avocate. Native de Senneterre, membre de la Nation Crie de Waswanipi, elle applique sa pratique du droit avec la philosophie « par et pour les Autochtones ».

Des services adaptés aux Autochtones

10 ans après avoir terminé ses études en droit à l'Université Laval, Me Bordeleau pratique en tant qu'avocate, médiatrice et consultante. Son bureau est installé à Kahnawake. Il était essentiel pour elle d'avoir pignon sur rue dans une communauté autochtone « parce que, premièrement, j'offre mes services en tant qu'avocate et médiatrice principalement aux communautés autochtones, mais aussi pour des organisations sans but lucratif autochtones. »

Ces services sont nécessaires, dit-elle, de par certaines particularités qu'elle peut donner à sa pratique. « Au point de vue empowerment des autochtones eux-mêmes, avoir des services qui leur sont offerts, mais aussi qui sont adaptés culturellement aux Autochtones, par une personne qui les comprend - parce que je suis Autochtone - je pense que c'est important », dit-elle.

« Lorsqu'il y a une compréhension et une certaine empathie, une compréhension culturelle, c'est ça qui fait la différence. » — Marie-Ève Bordeleau

Toujours impliquée en Abitibi

Marie-Ève Bordeleau revient régulièrement en Abitibi pour des causes juridiques. Elle voyage également à travers le Québec et le Canada.

« J'aime toujours retourner en Abitibi parce que c'est là que je me sens chez moi. » — Marie-Ève Bordeleau

Elle s'est notamment impliquée dans les suites de la crise qui a secoué Val-d'Or au cours de l'automne 2015. Elle souhaite que des leçons soient tirées de ces événements. « J'espère que les gens ont ouvert leurs yeux, ouvert leurs oreilles, dans toutes les communautés et, de ça, on va rebâtir ensemble », souhaite-t-elle.

Une inspiration pour les femmes autochtones

Grâce à ses succès, Mme Bordeleau est une inspiration pour plusieurs femmes autochtones. Bien qu'elle insiste pour demeurer humble, elle « espère l'être parce que je crois qu'on doit encourager les jeunes femmes autochtones à aller vers des métiers plus libéraux, mais aussi aller à l'école, terminer leurs études », soutient-elle. « Si je peux montrer la voie, mon travail va être fait à ce moment-là, c'est certain », continue l'avocate.

« C'est important de continuer les études et d'aller de l'avant, mais aussi d'avoir des rêves. » — Marie-Ève Bordeleau

Marie-Ève Bordeleau faisait récemment l'objet d'un portrait dans le magazine Châtelaine qui a inspiré cette entrevue.

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