Canadian Malartic : des citoyens demandent des actions concrètes au conseil municipal

Une trentaine de citoyens ont assisté au conseil municipal de Malartic Une trentaine de citoyens ont assisté au conseil municipal de Malartic  Photo :  ICI Radio-Canada / Vanessa Limage

Une trentaine de citoyens ont profité de la séance du conseil de Malartic, hier soir, pour dénoncer le manque d'actions concrètes de la Ville pour soutenir les citoyens qui se disent toujours incommodés par l'exploitation de la mine à ciel ouvert Canadian Malartic. La Municipalité siège à un comité de travail tripartite qui planche sur l'élaboration d'un protocole d'entente entre la minière et les citoyens. Cependant les citoyens de la zone Sud de la voie ferrée estiment que les procédures s'étirent en longueur.

Avec les informations de Vanessa LimageTwitterCourriel

Les citoyens s'expriment

Une trentaine de citoyens ont assisté à la séance du conseil municipal de Malartic hier. Les résidents de la zone Sud de la voie ferrée, qui ont quitté volontairement le comité de travail sur la cohabitation avec la minière, se sont prévalus de leur droit de parole au conseil municipal pour dénoncer l'état d'inertie dont ils se disent les victimes.

« Je souhaite que la Municipalité avec la minière deviennent proactifs plutôt que de se cacher derrière les procédures. Depuis 2009, les citoyens vivent dans la poussière, dans le bruit, dans les vibrations et aucun espoir de compensations », a fait savoir Pedro Cardoso.

D'autres citoyens sous-entendent que le maire de Malartic aurait un parti pris pour la minière. « On ne le sent pas sur notre bord. Il dit qu'il l'est. Il y a [quelque chose] qui cloche », croit Helen Daigle.

Le maire se défend

Au centre, Martin Ferron, maire de Malartic, durant la séance du conseil municipal Au centre, Martin Ferron, maire de Malartic, durant la séance du conseil municipal  Photo :  ICI Radio-Canada / Vanessa Limage

Le maire de Malartic, Martin Ferron se défend. « Je ne couche pas avec la minière, dit-il. Mais on travaille avec eux par exemple, parce qu'on n'a pas le choix. C'est le partenaire, je dirais. C'est la société qui est en cause là-dedans. On n'a pas le choix d'être en relation directe. Puis le comité de suivi, c'est des citoyens de la ville qui siègent là-dessus. Il y a de l'indépendance dans l'organisation, l'établissement de ce protocole-là. »

Le délégué du Comité de citoyens de la zone Sud, Louis Trottier, est prudent face aux réponses obtenues. « Ça semble positif, mais jusqu'à quel point... », se demande-t-il.

Aucun représentant ou employé de la Canadian Malartic n'était présent lors du conseil municipal.

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