Financement des universités : l'UQAT dénonce les propositions de la CAQ

Le campus de Rouyn-Noranda de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Le campus de Rouyn-Noranda de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue  Photo :  Annie-Claude Luneau


L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue dénonce les propositions de la Coalition avenir Québec (CAQ) concernant le financement des universités.

Le chef de la CAQ, François Legault, suggère notamment de faire une distinction entre les universités axées sur la recherche et celles qui se consacrent plutôt à l'enseignement. L'Université de Montréal et l'Université de Sherbrooke, par exemple, auraient plus de latitude pour imposer les droits de scolarité de leur choix dans le but d'attirer des chercheurs renommés.

La rectrice de l'UQAT, Johanne Jean, estime que cette proposition démontre la méconnaissance de François Legault en ce qui a trait au système universitaire. Elle soutient que l'UQAT se démarque elle aussi sur le plan de la recherche : « Dans certains secteurs, notamment tout ce qu'on fait dans le secteur minier, en environnement et gestion des résidus miniers, ce qu'on fait en foresterie, on a un rayonnement international. Nos chercheurs sont reconnus partout sur la planète et sont des références. »

Le porte-parole de la CAQ en matière d'enseignement supérieur, Stéphane Le Bouyonnec, assure que les universités situées dans les régions ne seront pas laissées de côté. « Les pôles d'excellence où le Québec a une chance de rayonner au niveau international seraient encouragés eux aussi », affirme-t-il.

La Coalition avenir Québec propose également de moduler les frais de scolarité en fonction du domaine d'étude. Un étudiant en médecine, par exemple, paierait des frais de scolarité plus élevés qu'un étudiant en sciences sociales. Selon Stéphane Le Bouyonnec, les étudiants en sciences humaines assument environ 40 % des coûts de leur éducation tandis que les étudiants en sciences de la santé paient autour de 5 % des coûts.

Le vice-président de l'Association étudiante de l'UQAT, Florian Schilz, critique cette proposition de la CAQ. « Ce que ça va donner, c'est que quelqu'un qui veut aller en médecine va voir son accessibilité extrêmement réduite s'il ne vient pas d'un milieu très riche, donc on va avoir des fils de médecins et d'avocats dans les programmes de droit et de médecine », pense-t-il.

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