Le Nord-du-Québec a été au coeur des politiques gouvernementales en 2012

Le grand chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Coon Come, et le premier ministre Jean Charest. Le grand chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Coon Come, et le premier ministre Jean Charest.  Photo :  PC/Clement Allard

En 2012, le gouvernement libéral de Jean Charest promettait de faire du Plan Nord « le chantier d'une génération », avec des investissements de 80 milliards de dollars sur une période de 25 ans.

Le gouvernement péquiste de Pauline Marois a voulu revoir ce plan de développement du Nord. En novembre, le gouvernement annonçait d'ailleurs la création du Secrétariat au développement nordique, une structure vouée à remplacer la Société du Plan Nord. Mais les bureaux de cette nouvelle instance sont situés à Québec, ce qui en a fait réagir plus d'un, dont le maire de Matagami, René Dubé : « C'est un non-respect pour le gens qui habitent le Nord-du-Québec. »

Le nouveau ministre responsable du Nord-du-Québec, Alexandre Cloutier, affirme pour sa part être à l'écoute de la population de cette vaste région : « Expliquez-moi à quel endroit une intervention est requise et nous nous engageons à donner suite au dossier. »

L'année 2012 a aussi été marquée par la signature de l'entente sur la gouvernance du territoire d'Eeyou Istchee-Baie-James. Un gouvernement régional, composé de Cris et de Jamésiens, remplacera la municipalité de la Baie-James. Ce changement est historique selon la directrice des relations Cris-Québec pour le Grand Conseil des Cris, Tina Petawabano : « Ça corrige une injustice puisque nous étions laissés de côté. »

Ce nouveau gouvernement régional devrait être opérationnel en 2013.

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