Inégalités sociales : Québec n'est pas à l'abri

Inégalités sociales de santé : la capitale n'est pas à l'abri

La Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale a déposé son premier rapport sur les inégalités sociales de santé. Il s'agit de la première fois que le phénomène est documenté pour la région de Québec.

Sans grande surprise, le document révèle que l'espérance de vie des individus et la prévalence à certaines maladies sont intimement reliées à leur situation économique ou sociale. Il existe en effet d'importants écarts de santé entre les citoyens, selon leur niveau de revenu et de scolarité, leur emploi, leur origine ethnique, et même selon leur territoire.

Par exemple, les résidents de Sainte-Foy et Sillery vivent en moyenne six ans de plus que ceux de la Basse-Ville, Limoilou et Vanier.

La Dre Shelley-Rose Hyppolite, qui a mené cette recherche pendant trois ans, souhaite que les conclusions de son travail incitent les citoyens à revoir leur façon de faire et d'agir entre eux.

« J'espère que le rapport va permettre de sensibiliser d'autres citoyens sur l'importance des gestes qu'on peut poser simplement dans nos relations de tous les jours. Faire en sorte qu'on soit une société plus solidaire et plus respectueuse envers ces gens-là », a-t-elle affirmé.

« Les inégalités sociales de santé existent dans la Capitale-Nationale et cette situation est inacceptable » — Le Dr François Desbiens, directeur régional de santé publique de la Capitale-Nationale

Le rapport identifie d'ailleurs l'exclusion comme un phénomène de société à combattre pour éviter que le fossé se creuse encore davantage entre les différentes classes sociales.

Ses auteurs insistent sur l'importance de lutter contre les préjugés, de mettre le principe d'équité au coeur de toutes actions et de renforcer les réalisations communautaires.