Pas de référendum à L'Ancienne-Lorette sur le complexe sportif

Complexe sportif de L'Ancienne-Lorette

L'entente de gestion entre la Ville de L'Ancienne-Lorette et le consortium qui gère le nouveau Complexe sportif multidisciplinaire ne fera pas l'objet d'un référendum.

Un total de 316 personnes ont signé les registres municipaux jeudi pour obtenir la tenue d'un scrutin référendaire sur le controversé contrat conclu entre la Ville et le consortium Roche-Drolet. L'entente à long terme de 20 millions sur 30 ans a été signée sans l'aval du gouvernement, comme le prévoit la loi lorsque la durée excède cinq ans.

Le Regroupement des payeurs de taxes de L'Ancienne-Lorette (RPTAL), qui s'opposait aux conditions actuelles du contrat, se dit déçu du résultat du vote. Le président du RPTAL, Alain Fortin, se réjouit néanmoins du nombre de citoyens qui se sont mobilisés. « Je pense qu'à 316, on peut être fiers de ça », dit-il.

Le président du RPTAL reproche aussi au maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, d'avoir organisé la tenue des registres dans un délai trop court pour obtenir la mobilisation du public. Ce dernier estime aussi que l'entente n'a pas été expliquée aux citoyens. « Il n'y a jamais eu de débat public qui a été fait sur le sujet », a déclaré M. Fortin. « Les citoyens sont perdants. Imaginez-vous : on donne quatre jours pour une décision qui nous implique pour 40 ans », ajoute-t-il.

Alain Fortin ne baisse pas les bras dans sa croisade contre le maire Émile Loranger. Il a bien l'intention de se présenter à la mairie aux prochaines élections municipales.

Le maire Émile Loranger n'a pas encore fait savoir s'il se représenterait en novembre.