Pas de gratuité scolaire, mais le PQ promet d'être à l'écoute

Le compte rendu de Mathilde Forest-Rivière

Le ministre Pierre Duchesne écarte l'idée de la gratuité scolaire en vue du Sommet sur l'enseignement supérieur, qui doit avoir lieu à la fin février à Montréal. Il dit être néanmoins à l'écoute des propositions qui ont été formulées jusqu'à maintenant, dont celles faites à Québec en fin de semaine, où se tenait un événement organisé par l'Institut du Nouveau Monde auquel ont participé des centaines de jeunes.

Le ministre Duchesne dit avoir été séduit par certaines idées formulées lors de la douzaine de consultations sur l'enseignement organisées depuis l'élection du Parti québécois, dont celle d'une charte nationale de l'éducation des universités.

Le ministre ne cache cependant pas que la gratuité scolaire n'est pas une option pour son gouvernement, qui continue d'examiner les différentes avenues de l'indexation des droits de scolarité au coût de la vie.

« La beauté de cette possibilité-là, c'est qu'il y a plusieurs modèles d'indexation, certains qui se rapprochent du gel, d'autres se rapprochent d'une indexation par rapport à des indicateurs », a dit le ministre.

Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec

Scepticisme

Certains invités au Sommet sur l'enseignement supérieur voient les choses différemment. C'est le cas de la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins.

« Le consensus n'est clairement pas autour de l'indexation. Même à la table du Sommet, avec tous les acteurs du milieu universitaire, on n'entend pas le mot indexation, mis à part de la bouche du gouvernement », déplore-t-elle.

De son côté, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) se dit déçue de voir le ministre écarter la gratuité.

« En excluant la gratuité scolaire des possibles conclusions du Sommet sur l'enseignement supérieur, le ministre vient d'exclure les Québécois et Québécoises qui ont courageusement défendu ce projet de société lors et depuis le printemps érable », a décrié par voix de communiqué le porte-parole de l'ASSÉ, Jérémie Bédard-Wien.

L'ASSÉ entretient depuis plusieurs mois un doute sur sa participation au Sommet sur l'enseignement supérieur. Elle débattra de la question la fin de semaine prochaine, lors d'un congrès à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean.

D'ici là, ses représentants doivent assister à la quatrième et dernière rencontre préparatoire en vue du sommet. Cette rencontre sur le thème de la contribution des établissements et de la recherche au développement de l'ensemble du Québec aura lieu jeudi et vendredi, à Rimouski.

Duchesne promet des réformes concrètes

Le ministre Duchesne promet que le remue-méninges entamé il y a quelques mois dans le cadre des consultations sur l'enseignement supérieur se traduira par des réformes concrètes.

« Faites-vous-en pas : après le sommet, il va y avoir des décisions de prise, il va y avoir des chantiers de lancés, des projets de loi déposés », a-t-il affirmé dimanche.

Le ministre Duchesne a réussi à convier en février les étudiants, les gens d'affaires, les recteurs et les enseignants, mais il lui faudra maintenant s'assurer que l'ordre du jour du Sommet des 25 et 26 février convienne à tout le monde.

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