Vague de froid : certains clients industriels d'Hydro-Québec mis à contribution

L'aluminerie de Deschambault-Grondines L'aluminerie de Deschambault-Grondines

La vague de froid qui touche la province a des répercussions économiques importantes pour plusieurs clients d'Hydro-Québec. Depuis quelques jours, la société d'État demande à ses grands clients industriels de lui céder de l'électricité.

C'est le cas de l'aluminerie d'Alcoa située à Deschambault-Grondines, qui est mise à contribution. Jeudi, elle a dû réduire sa consommation pendant quelques heures pour une troisième journée de suite.

La baisse de production entraîne des pertes financières assez importantes. « Je n'ai pas le chiffre exact, là, mais c'est des centaines de milliers de dollars [...] pour des interruptions comme ça », dit Sylvain Poissant, directeur général de l'usine de Deschambault-Grondines.

Les interruptions représentent également tout un défi pour les employés, ajoute M. Poissant. « Le défi pour eux, c'est de garder le procédé en contrôle », explique-t-il.

Ce dernier affirme que les travailleurs doivent se concentrer sur la stabilité des cuves de l'usine afin de voir à ce que les paramètres soient conservés au moment où l'énergie redevient disponible.

Le business du froid

En revanche, le temps glacial des derniers jours fait l'affaire de certains commerçants. C'est le cas des entreprises de remorquage, qui ont vu leurs appels se multiplier depuis le début de la semaine.

À Batteries Expert, dans le secteur de Beauport, les clients se succèdent depuis quelques jours pour se procurer une batterie neuve pour leur voiture. « C'est du 6 h le matin à 8 h, 9 h le soir [...] On a 4, 5 personnes qui attendent tout le temps », affirme Patrick Émond, propriétaire de l'entreprise.

Les températures froides facilitent aussi le travail des producteurs de cidre, notamment dans Chaudière-Appalaches.

« On a des cristaux de glace qui sont plus fins. Donc, ça permet un meilleur écoulement du jus et j'obtiens un moût qui est plus clair. Il y a moins de matière secondaire qui est retenue par la glace », explique Jean-Paul Breton, propriétaire du verger Casa Breton à Saint-Henri-de-Lévis.

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