Séquestration de bénéficiaires handicapés : la responsable reçoit une absolution

Joane Girard Joane Girard

Une femme reconnue coupable de séquestration sur quatre personnes handicapées obtient une absolution inconditionnelle.

Joane Girard, 51 ans, avait sous sa responsabilité quatre patients du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec lorsque les policiers se sont présentés chez elle, en mars 2011, pour une vérification.

Les agents ont porté plainte après avoir aperçu les portes des chambres des usagers attachées avec des lacets. Joane Girard a expliqué les circonstances de cet événement en affirmant qu'elle était épuisée et à bout de ressources au moment des faits.

La femme avait raconté que peu avant le passage des policiers, un des résidents était en crise et brisait de la vaisselle. Elle a voulu l'isoler pour qu'il se calme, mais un autre résident en agressait un autre. C'est à ce moment qu'elle a utilisé une corde pour attacher les portes.

L'absolution inconditionnelle permet à Mme Girard ne pas avoir de casier judiciaire même si elle a été reconnue coupable. C'est ce que réclamait son avocat.

La Couronne proposait pour sa part une courte peine de détention ou des travaux communautaires.

Le juge a tenu compte d'un don volontaire de Mme Girard de 1500 $ à la Maison de Lauberivière.

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