Trois élèves de Québec arrêtés pour complot pour meurtre

Les réactions du monde scolaire
Trois élèves de l'école Le Sommet à Québec accusés de complot pour meutre

Trois élèves de l'école secondaire Le Sommet de l'arrondissement Charlesbourg à Québec devront faire face à la justice pour avoir proféré des menaces de mort.

Selon le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), les deux garçons de 14 et 15 ans de même qu'une adolescente de 16 ans pourraient faire face à des accusations de complot pour meurtre.

Les jeunes auraient publié des menaces de mort à l'endroit d'élèves et de membres du personnel de l'école sur les réseaux sociaux. « Ils avaient un plan très précis pour causer la mort de certaines personnes dans l'école », explique Catherine Viel du SPVQ.

La direction de l'école a rapidement prévenu les policiers après avoir été informée des propos menaçants. Les appareils électroniques des jeunes suspects ont été saisis et ils ont été isolés des autres élèves. Leurs casiers ont aussi été fouillés à l'école mercredi, mais aucune arme n'a été retrouvée.

Dans la foulée des fusillades meurtrières survenues dans des établissements scolaires aux États-Unis, le directeur de l'école Le Sommet Yves Savard admet qu'il n'a voulu courir aucun risque. « Si j'ai fait appel au service de police, c'est que j'ai jugé que c'était sérieux et je ne voulais pas prendre de chance. Sinon, on ne sait pas ce que ça peut donner », explique-t-il.

Stupéfaction à l'école

La direction de l'école s'est adressée aux élèves et au personnel de l'école jeudi pour les rassurer et les informer des événements. Une lettre sera aussi envoyée aux parents des élèves en après-midi. Les rumeurs se sont vite propagées parmi les jeunes dans cette école de 1000 étudiants.

Une enseignante de l'école, Céline Tremblay, souhaite que l'événement sensibilise les jeunes à l'importance d'utiliser les réseaux sociaux de façon responsable. « C'est un fléau, malheureusement. Nos élèves vont prendre conscience que ces menaces-là peuvent amener des gros problèmes. Je crois qu'ils vont prendre plus au sérieux ce qu'on leur dit », dit-elle.

La Commission scolaire des Premières-Seigneuries s'apprête d'ailleurs à adopter une nouvelle politique d'utilisation des réseaux sociaux. Le secrétaire général de la commission scolaire, Jean-François Parent, précise qu'il faut insister sur les conséquences des propos tenus sur Internet, mais aussi de l'importance de dénoncer des comportements inadéquats. « Je pense que c'est important de dénoncer. Dans ce cas-ci, si ça n'avait pas été fait, on n'aurait pas pu agir rapidement », affirme M. Parent.

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