Nouvelle bataille judiciaire entre Jean Gagnon et le maire Labeaume

Les précisions de Louise Boisvert

Le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec et le maire Labeaume pourraient croiser le fer à nouveau devant les tribunaux. Jean Gagnon confirme qu'il déposera une poursuite en diffamation contre Régis Labeaume pour les propos tenus sur son état de santé avant les Fêtes.

Le 20 décembre dernier, lors d'un point de presse devant les journalistes, le maire avait déclaré : « J'adore M. Gagnon. Mais il est toujours au bout de sa chaîne. Le problème est qu'il va retourner en burn-out. Au bout de sa chaîne de même, ça n'a pas de bon sens », avait lancé le maire Labeaume, en faisant référence à l'absence de plusieurs mois de Jean Gagnon pour repos forcé.

Régis Labeaume avait présenté des excuses le lendemain sur les ondes du FM 93,3 puis par communiqué. Mais pour Jean Gagnon, ce n'est pas suffisant. « J'ai eu le droit au canon. Bang! On tire un grand coup et, après ça, ben c'était une joke, oublie ça, joyeuses fêtes. Je vais t'en faire un " joyeuses fêtes pis oublie ça". Ce n'est pas lui qui l'a vécu », a commenté Jean Gagnon.

Dans un communiqué envoyé en début de soirée lundi, le cabinet du maire estime avoir répondu aux exigences de la mise en demeure envoyée au maire le 21 décembre et qui exigeait des excuses. « C'est ce que le maire a fait le jour même, en s'excusant personnellement à l'endroit de M. Gagnon lors d'une entrevue avec M. Gilles Parent du FM 93,3 aux heures de grande écoute.

Pour une plus large diffusion, le maire a réitéré ses excuses le lendemain par voie de communiqué de presse repris par certains médias », est-il précisé dans le communiqué.

Les procédures judiciaires doivent être entreprises au cours des prochaines semaines.

Un deuxième affrontement

Il s'agira du deuxième affrontement devant les tribunaux pour les deux hommes. Régis Labeaume avait poursuivi Jean Gagnon pour 200 000 $ pour atteinte à sa réputation en 2011.

Le maire estimait que M. Gagnon avait entaché la réputation d'Équipe Labeaume en laissant entendre que les contrats accordés au secteur privé par des municipalités avaient pour but de remplir les coffres des partis politiques.

Jean Gagnon avait dû verser 7500 $ en dommages punitifs et moraux à Régis Labeaume pour ses propos.

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