Manifestations étudiantes : la CAQ réclame un remboursement pour Québec

Québec a trouvé une alliée pour obtenir une compensation financière pour les manifestations étudiantes

La Coalition avenir Québec (CAQ) accuse le gouvernement péquiste de punir la Capitale en refusant de payer le million de dollars demandé par la Ville de Québec pour défrayer les coûts des services policiers engendrés par les manifestations étudiantes du printemps dernier.

Le député de la circonscription de Chauveau, Gérard Deltell, dit ne pas comprendre comment Montréal a pu recevoir 15 millions de dollars de l'ancien gouvernement libéral pour ses manifestations, alors que Québec n'obtient pas un sou.

Selon lui, il s'agit d'une décision « purement politique » parce que les gens de Québec n'ont pas soutenu le mouvement des carrés rouges. « J'ose espérer que le gouvernement péquiste ne met pas en punition les gens de Québec pour ne pas avoir soutenu leur propre mouvement. Je pense que la Ville de Québec a davantage été victime des carrés rouges. Que le PQ décide d'envoyer la facture aux citoyens de Québec, c'est du mépris envers eux et ça s'ajoute à bien d'autres choses », a soutenu Gérard Deltell.

Le député de Chauveau rappelle notamment la décision de tenir le Sommet sur l'éducation à Montréal plutôt qu'à Québec pour démontrer que « le gouvernement péquiste méprise la capitale nationale ».

Gérard Deltell croit que le gouvernement doit payer au moins une partie de la facture puisqu'il s'agit d'une crise nationale. « Est-ce que c'est un million, est-ce que c'est un peu moins, ça va dépendre des négociations. Je n'ai pas vu les factures », ajoute-t-il.

Le maire de Québec peut compter sur l'appui de la CAQ s'il conteste le refus du ministère de la Sécurité publique. « Le maire Labeaume a un ami en moi qui va appuyer ses demandes. J'ose espérer que les péquistes vont encore une fois faire marche arrière », renchérit Gérard Deltell.

Non à Sherbrooke et Gatineau

Les villes de Sherbrooke et de Gatineau ont elles aussi obtenu une fin de non-recevoir du ministère de la Sécurité publique à leur demande d'indemnisation pour les manifestations étudiantes du printemps dernier.

La Ville de Sherbrooke conteste elle aussi la décision. Le président du comité exécutif de la Ville, Serge Paquin, entend faire des pressions auprès du ministre Stéphane Bergeron afin de recevoir les 439 000 $ demandés pour les 90 manifestations organisées sur son territoire durant la crise étudiante.

« Avec la présence du bureau du premier ministre, Jean Charest, le directeur du Service de police considère que Sherbrooke a vécu une situation particulière », justifie Serge Paquin.

Du côté de Gatineau, la Ville demandait 677 000 $ pour absorber les heures supplémentaires de ses policiers. Le maire Marc Bureau a l'intention de rencontrer Stéphane Bergeron, qui est aussi ministre responsable de la région de l'Outaouais, pour obtenir des explications.

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