Le lock-out pourrait servir les intérêts de Québec, estime Jacques Demers

Le lock-out pourrait servir les intérêts de Québec, dit Jacques Demers

Le sénateur Jacques Demers affirme que le lock-out dans la Ligue nationale de hockey (LNH) pourrait être avantageux pour la capitale nationale; il pourrait en effet favoriser le retour éventuel d'une équipe professionnelle à Québec.

Selon lui, l'entente de principe conclue entre les joueurs et les propriétaires ne règle en rien les problèmes financiers de certaines équipes américaines. L'ex-entraîneur-chef des Nordiques de Québec à la fin des années 70 croit que ces équipes vont continuer de perdre de l'argent et que cette situation pourrait accélérer le processus de transfert d'une équipe de hockey à Québec.

Jacques Demers Jacques Demers

« Je suis convaincu à 100 % qu'au Québec, au Canada, les Nordiques peuvent penser sérieusement avoir une équipe très bientôt », dit-il. M. Demers estime que de nombreuses équipes dans la LNH aux États-Unis, comme les Panthers de la Floride ou les Blue Jackets de Columbus, vont souffrir du récent conflit de travail.

Réactions mitigées

L'enthousiasme de Jacques Demers n'est cependant pas partagé par Maurice Dumas, chroniqueur sportif au quotidien Le Soleil. Ce dernier croit plutôt que le lock-out a servi les intérêts des équipes américaines.

Maurice Dumas, chroniqueur sportif au quotidien Le Soleil Maurice Dumas, chroniqueur sportif au quotidien Le Soleil

M. Dumas est d'avis que la pire période de l'année pour les équipes en difficulté est passée. « Les équipes américaines qui ont des difficultés, la période la plus difficile pendant une saison, c'est la première demie, à cause de la compétition du football américain, du football professionnel et d'autres sports », explique M. Dumas.

Même les fervents défenseurs du retour des Nordiques ne sont pas convaincus que le long conflit de travail dans la LNH avantage Québec.

Selon Jérôme Landry, président de la Nordiques Nation, il faut surtout être patient. « Tout ce qu'on peut faire à Québec, c'est de continuer à se préparer. On bâtit l'amphithéâtre. C'est de rester prêts, c'est de continuer à faire notre préparation pour être prêts quand il y aura une équipe qui aura besoin d'un domicile », dit-il.

Rappelons qu'en vertu de l'entente de principe, la saison écourtée, qui comptera une cinquantaine de matchs, devrait commencer le 19 janvier.