Les Hurons-Wendats se joignent au mouvement Idle No More

Le reportage de Mathilde Forest-Rivière

Des dizaines de personnes de la réserve autochtone de Wendake se joignent au mouvement autochtone Idle No More.

Ce mouvement pancanadien vise à critiquer l'adoption du projet de loi omnibus C-45 du gouvernement Harper, qui modifie la Loi sur les Indiens et la Loi sur la protection des eaux navigables.

De concert avec les autres communautés autochtones du Québec, les Hurons-Wendats de Wendake organisent jeudi une cybermobilisation. « Il y a plusieurs personnes qui vont twitter le même message le même jour à la même heure à des personnalités connues, afin de les sensibiliser », a expliqué le journaliste wendat David Sioui.

Cette cybermobilisation se veut également un geste de solidarité envers la chef de la réserve d'Attawapiskat, Theresa Spence, qui jeune depuis le 11 décembre. Elle réclame une réunion avec le premier ministre Stephen Harper ou le gouverneur général, David Johnston.

En entrevue à CBC, la chef s'est dite fatiguée, mais a réitéré qu'il n'y avait pas de compromis possible.

Les candidats à la direction du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau et Marc Garneau, se sont tous deux portés à la défense de Teresa Spence.

Mouvement Idle No More

Le mouvement Idle No More s'en prend aux modifications apportées récemment à la loi sur les Indiens et à la Loi sur la protection des eaux navigables. Dans le premier cas, les changements modifient le mode de consultation des communautés lorsque des terres de réserves sont vendues ou louées. Dans le deuxième, la protection ne s'applique plus qu'à 97 lacs et à 62 rivières, alors qu'il y en a des dizaines de milliers au pays.

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