Gratuité scolaire : la position de l'ASSÉ jugée irresponsable

Gratuité scolaire : L'ASSÉ taxée d'irresponsabilité

La Ligue des contribuables du Québec estime que la position de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) sur la gratuité des droits de scolarité est irresponsable.

Rappelons que l'ASSÉ a fait savoir dimanche qu'elle participera au sommet sur l'Enseignement supérieur, mais à plusieurs conditions.

Réunis en congrès à Québec, les membres de l'ASSÉ n'ont pas écarté un retour à la rue pour faire entendre raison au gouvernement Marois sur la question de la gratuité scolaire.

Claire Joly, directrice générale de la Ligue des contribuables du Québec, reste perplexe.

« On a l'impression que des groupes comme l'ASSÉ sont un petit peu déconnectés de la réalité. » — Claire Joly, Ligue des contribuables du Québec

Selon Mme Joly, les revendications de l'ASSÉ sont carrément irresponsables. Dans un contexte où le Québec doit faire des efforts considérables pour renouer avec l'équilibre budgétaire, les étudiants devraient se montrer raisonnables, plaide la Ligue des contribuables du Québec.

« Revendiquer la gratuité, c'est complètement incompréhensible pour plusieurs contribuables », dit Mme Joly.

Thierry Giasson, professeur au Département d'information et de communication à l'Université Laval Thierry Giasson, professeur au Département d'information et de communication à l'Université Laval

Faible marge de manoeuvre

Selon Thierry Giasson, professeur au Département d'information et de communication à l'Université Laval, le Parti québécois (PQ) est en quelque sorte condamné à trouver une solution durable au financement des universités.

Au printemps et lors de la dernière campagne électorale, le PQ avait vertement critiqué les libéraux dans ce dossier.

En présentant son sommet sur l'Enseignement supérieur comme la solution au conflit étudiant, Québec a mis la barre très haute, rappelle M. Giasson. « Le gouvernement a très peu de marge de manoeuvre par rapport à cet enjeu-là, d'un point de vue communicationnel et d'un point de vue politique », analyse-t-il.

Les premières rencontres préparatoires avant le sommet sur l'Enseignement supérieur de février sont prévues à la fin de la semaine. L'ASSÉ a d'ores et déjà promis de claquer la porte si elle ne sent pas que sa voix est écoutée.

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