Nombre record de plaintes en déontologie policière

Policiers Le nombre de plaintes en déontologie policière atteint 2108 pour l'année 2012. Il s'agit d'un sommet depuis 1990.

Le nombre de plaintes en déontologie policière a augmenté de 7 % en 2012 pour atteindre le chiffre de 2108. C'est ce que révèle le rapport annuel du Commissaire à la déontologie policière déposé vendredi par le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron.

Il s'agit d'un sommet depuis la création du poste de Commissaire à la déontologie policière en 1990. Les trois quarts des plaintes visent des policiers municipaux.

Les statistiques ont été compilées entre le 1er avril 2011 et le 31 mars 2012. Les événements qui se sont produits après cette date, comme certaines manifestations étudiantes du printemps dernier, n'ont donc pas été pris en compte dans la compilation des plaintes en déontologie policière.

Le rapport du Commissariat à la déontologie policière révèle aussi que le délai moyen de règlement des plaintes est passé de 91 jours en 2011 à 120 en 2012.

Le Commissaire attribue cette hausse à la surcharge de travail et au manque d'expérience de ses nouveaux employés.

Le président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), Denis Côté. Le président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, Denis Côté.

Denis Côté, président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), dit ne pas être surpris que les policiers municipaux soient ceux qui fassent l'objet de plus de plaintes en déontologie policière.

« Les policiers municipaux font toujours l'objet davantage de plaintes pour la simple raison qu'on dessert le deux tiers de la population québécoise », explique-t-il.

M. Côté souligne que la Sûreté du Québec dessert des territoires souvent plus ruraux.

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