Requête en outrage au tribunal contre Gabriel Nadeau-Dubois

Le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois Le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois

Un étudiant en arts plastiques de l'Université Laval, Jean-François Morasse, a déposé en Cour supérieure une requête en outrage au tribunal contre un des porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois.

Jean-François Morasse, qui avait obtenu une injonction pour pouvoir poursuivre ses études malgré le conflit étudiant, estime que les propos de Gabriel Nadeau-Dubois tenus dimanche sur les ondes du Réseau de l'Information représentent une incitation au non-respect des injonctions.

Le porte-parole de la CLASSE a déclaré : « Je crois qu'il est tout à fait légitime pour les étudiants de prendre les moyens de respecter le choix démocratique qui a été fait d'aller en grève. C'est tout à fait regrettable qu'il y ait une minorité d'étudiants et d'étudiantes qui utilisent les tribunaux pour contourner la décision collective qui a été prise. Nous, on trouve ça tout à fait légitime que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève. Et si ça prend des lignes de piquetage, on croit que c'est un moyen tout à fait légitime de le faire. »

Jean-François Morasse juge ces propos inacceptables et ajoute que « toute personne qui incite les gens à ne pas respecter la loi est dans l'illégalité. »

« Il a incité les gens à enfreindre les injonctions [...] et je crois qu'il se rend coupable d'un outrage au tribunal et c'est pour ça que je demande à un juge de la Cour supérieure de trancher. » — Jean-François Morasse
Jean-François Morasse Jean-François Morasse

L'étudiant de l'Université Laval a obtenu à la mi-avril une injonction pour poursuivre ses études. Celle-ci a été prolongée à deux reprises.

« J'ai eu mes cours, ça, il n'y a pas eu de problème, mais c'est sûr qu'il y a eu des débordements, des insultes, des choses comme ça que j'ai pris sur moi, parce que je ne pensais pas que ça valait la peine de déranger la cour pour des choses mineures comme celles-là, mais d'inciter des gens à enfreindre la loi, ça, je ne pense pas que ça passe. »

La requête devrait être entendue le 24 mai au palais de justice de Québec.