La Vieille Capitale... huronne?

Ville de Québec

Six documents anciens retracés par le Journal de Montréal pourraient donner une toute autre couleur au 400e anniversaire de la ville de Québec.

Des documents rédigés il y a 200 ans, retrouvés par le Journal de Montréal, donneraient raison aux Hurons-Wendats qui revendiquent l'ancienne Seigneurie de Sillery, à Québec.

Ces documents, entreposés chez un collectionneur qui désire conserver l'anonymat, donneraient raison aux Hurons-Wendats qui revendiquent une grande partie du territoire de la Vieille Capitale. Des membres de cette nation autochtone recherchent ces preuves depuis près de 200 ans.

Le territoire en question, d'une superficie de 100 kilomètres carrés, était appelé autrefois la Seigneurie de Sillery. Il englobe des arrondissements et banlieues de Québec comme Sainte-Foy, Loretteville, Vanier et Sillery. D'une largeur de 5 km, il s'étend en longueur de la rive du fleuve Saint-Laurent jusqu'aux secteurs de Valcartier et du lac Saint-Charles, au nord.

Les documents ont été rédigés entre 1769 et 1807, indique le Journal de Montréal. L'un d'entre eux a été écrit par le révérend Giraud, le dernier missionnaire jésuite, quelques années avant que la Couronne britannique ne prenne possession de cette concession territoriale.

En 1824, lors d'audiences devant une commission parlementaire, les chefs hurons ont déposé 14 documents à l'appui de leurs revendications territoriales, dont les six retrouvés par le Journal.

Ils ont alors été transférés aux archives du Parlement à Montréal. Ils ont ensuite été portés disparus, à la suite de l'incendie de l'édifice parlementaire par des émeutiers, en 1849.

En entrevue à NTR, le grand chef huron, Max Gros-Louis, a déclaré que sa nation fera tout pour récupérer les manuscrits. Il estime que certaines terres pourraient être récupérées par les Hurons pour favoriser leur essor. Il affirme que la nation autochtone ne cherche pas à obtenir une énorme compensation financière.

Si les Hurons décidaient de faire valoir leurs droits ancestraux concernant ce territoire, ils pourraient exiger d'importantes compensations financières. Aucune expropriation ne peut avoir lieu, cependant.

En 1999, les Hurons ont conclu une entente avec le gouvernement fédéral leur permettant de récupérer l'ancien territoire des « quarante arpents », d'ici 20 ans. Ces 1352 acres de terrain sont situés à la limite de la réserve huronne de Wendake.

En juin dernier, les Innus de Betsiamites ont exigé 11 milliards de dollars en dédommagement devant les tribunaux pour la construction, dans les années 60, d'importants ouvrages hydroélectriques sur des terres qu'ils revendiquent sur la Côte-Nord. La requête visait les gouvernements du Québec et du Canada, ainsi que la société Hydro-Québec.

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