Les trappeurs se réjouissent des grands froids

Carmen Cotnoir vérifie ses lignes de trappe. Carmen Cotnoir vérifie ses lignes de trappe.  Photo :  Radio-Canada / Naël Shiab

Les froids polaires des derniers jours n'ont pas fait que des mécontents. Pour les trappeurs ontariens, les températures basses sont gages d'une fourrure de qualité.

C'est que les hivers froids sont indispensables pour les 7 000 trappeurs ontariens. Si les températures restent modérées, les animaux n'arborent pas leur plus belle fourrure.

Malgré le mercure qui indique -35 degrés, Carmen Cotnoir arpente sa ligne de trappe sur sa motoneige.

Coup de chance pour elle, les pièges se sont refermés sur deux castors lors de notre tournée avec elle. Passées la tête la première, les bêtes sont mortes instantanément.

De moins en moins payant

La fourrure de chacune des bêtes rapportera une vingtaine de dollars à la trappeuse. Une somme bien dérisoire comparée au coût de son matériel.

« On a les mêmes prix que dans les années 1920! C'était beaucoup d'argent pour l'époque », indique Carment Cotnoir.

Ce qui était le métier des premiers colons n'est aujourd'hui plus qu'un passe-temps, même si la Chine et la Russie achètent en grosse quantité les fourrures canadiennes.

Mais pour Mme Cotnoir, sa passion est utile à tous. Ses fourrures deviennent des manteaux biodégradables et, par la même occasion, elle évite la surpopulation animale et les maladies qui y sont liées.

D'après le reportage de Naël Shiab