Transport en commun : la nouvelle priorité des libéraux?

métro de Toronto Le métro de Toronto  Photo :  PC/PC, Paul Chiasson

Le ministre ontarien des Finances, Dwight Duncan, affirme que la congestion routière est telle dans la région de Toronto que le problème ralentit l'économie de tout le pays. Il ajoute que le transport en commun serait la priorité de son prochain budget, s'il ne tirait pas bientôt sa révérence.

Pourtant, le ministre Duncan a sabré en 2010 près de la moitié du financement promis pour l'expansion du réseau à Toronto, au nom de la lutte contre le déficit. Par ailleurs, le gouvernement libéral ne verse plus un cent pour le fonctionnement quotidien des autobus, des tramways et du métro de la Ville Reine.

L'agence provinciale Metrolinx doit déposer cet été un rapport dans lequel elle exposera des façons de financer son mégaplan de 40 milliards de dollars pour l'expansion des transports publics dans le sud de la province, un plan qui inclura vraisemblablement le péage.

Pour sa part, M. Duncan presse Ottawa de délier les cordons de la bourse, soulignant que « le Canada est l'un des seuls pays où un gouvernement national ne participe pas activement au financement du transport en commun. »

M. Duncan a promis de céder son siège de la région de Windsor à la favorite dans la course à la succession du premier ministre Dalton McGuinty, Sandra Pupatello, pour qu'elle puisse se faire élire lors d'une partielle.

Enjeu

Mme Pupatello et les autres candidats à la direction du Parti libéral pensent eux aussi que le transport en commun est une priorité.

Toutefois, parmi eux, seul Eric Hoskins a osé prononcer le mot péage depuis le début de la campagne, affirmant que « tout est sur la table », en matière de source de financement, pour mettre de nouveaux projets sur les rails.

Sandra Pupatello a affirmé à Radio-Canada que si elle était élue, elle serait « prête à engager des discussions avec le gouvernement fédéral pour encourager sa participation au financement du système des transports en commun de la région du Grand Toronto. »

Pour sa part, l'autre candidate favorite, Kathleen Wynne, a déclaré : « Je vais discuter avec les Ontariens pour déterminer quels services et infrastructures ils veulent et comment nous allons financer leur construction. »

Les libéraux choisiront leur nouveau chef le 26 janvier prochain lors d'un congrès à Toronto.