Des parcs provinciaux pourraient être sauvés

Près de 400 personnes ont manifesté à Hearst pour protester contre les compressions dans le parc provincial Fushimi. Près de 400 personnes ont manifesté à Hearst pour protester contre les compressions dans le parc provincial Fushimi. (archives)  Photo :  Martine Laberge

Trois des dix parcs provinciaux menacés par des compressions budgétaires annoncées plus tôt cet automne pourraient être sauvés. Une entente est survenue entre le ministère des Richesses naturelles et la Fédération des municipalités du nord de l'Ontario.

Les parcs Fushimi à Hearst, René-Brunelle à Moonbeam et Ivanhoé à Foleyet pourront poursuivre leurs activités.

Après avoir fait pression sur le gouvernement depuis l'automne, la fondatrice du groupe Les Amis du parc Fushimi, Hélène Côté, se réjouit de la tournure des événements. « Je suis un peu en état de choc, je ne m'attendais pas à ça », dit-elle.

« Ça dit que tout ce qu'on a fait, c'était pour de bonnes raisons et maintenant la Ville de Hearst à la chance de garder son parc. » — Hélène Côté, Les Amis du parc Fushimi

Le maire de Hearst, Roger Sigouin, évalue déjà les retombées de l'entente. « C'est le tourisme qui vient nous voir l'été. Il y a des gens du sud qui viennent camper l'été. Quand on dit qu'on veut être sur la "map", bien ça fait partie des responsabilités du gouvernement de nous mettre sur la "map" avec les parcs provinciaux », estime-t-il.

Le conseiller municipal de Moonbeam, Gilbert Peters, est tout aussi enthousiaste, mais dit qu'il reste d'autres obstacles à surmonter. « On va se former un comité puis nous allons déterminer quels changements doivent se faire dans le parc », soutient-il.

Le ministre des Richesses naturelles, Michael Gravelle, a imposé comme condition que chaque parc établisse un protocole d'opération qui assurerait leur viabilité financière.

La gestion des parcs restera sous la gouverne du ministère.

D'après le reportage d'Olivier Charbonneau.