Un plan pour sauver la recherche en agriculture dans le Nord

Les éleveurs dans le Pontiac doivent donner leur réserve de foin pour l'hiver à leur troupeau.

L'avenir à long terme de la station de recherche en agriculture de New Liskeard préoccupe le député provincial néo-démocrate de Timiskaming-Cochrane, John Vanthof.

« Le directeur de recherche va prendre sa retraite, et on connaît la position fiscale de la province », laisse-t-il tomber.

C'est que la station ne compte que deux chercheurs à temps partiel, et coûte annuellement un million de dollars à la province. Elle a déjà employé plus de 60 personnes.

Le ministre de l'Agriculture de l'Ontario, Ted McMeekin, a visité la station agricole pour la première fois la semaine dernière et a fait une proposition qui rassure le député John Vanthof.

« On a conclu une entente de deux années avec le ministre, où la station de New Liskeard ne va pas changer grand-chose », dit-il.

Ces deux années permettront de mettre en oeuvre un groupe de travail composé de représentants du ministère de l'Éducation, du milieu universitaire et du secteur privé, pour étudier sérieusement l'avenir de la station. On tentera également de lui trouver d'autres façons de subvenir à ses besoins, et surtout, aux besoins spécifiques des agriculteurs du Nord.

Le directeur de recherche de la station agricole, John Rowsell, croit que son départ est une raison de plus pour réfléchir à l'avenir du centre.

« Ce n'est pas parce que nous n'avions qu'un seul chercheur pour le Nord de l'Ontario que cela doit rester ainsi. C'est une opportunité à saisir pour la station », plaide-t-il.

Il est sûr que la station célébrera son centenaire, dans 10 ans.

D'après un reportage de Frédéric Projean

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