La vente d'Oxycodone inquiète les Premières Nations

Oxycodone Des comprimés d'Oxycontin

La décision du gouvernement fédéral d'autoriser la vente de la forme générique de l'OxyContin suscite des inquiétudes chez les Premières Nations. Ils craignent que cette décision accentue le problème de dépendance qui touche durement certaines communautés autochtones.

Le brevet du fabricant de l'OxyContin prend fin le 25 novembre. Après cette date, les pharmaciens pourront vendre la version générique, et donc moins chère, de cet antidouleur.

Mais certaines Premières Nations sont aux prises avec un grave problème de dépendance. À Kat Lake par exemple, 70 % de la population aurait développé une dépendance aux médicaments d'ordonnance.

« Je pense que le gouvernement s'en lave les mains. Leur décision va à l'encontre de tous les efforts qu'on a faits. On revient au point de départ, si ce n'est pas pire. » — Mike Metatawabin, ancien chef adjoint de la Première Nation Nishnawbe Aski

En 2009, le chef de la nation Nishnawbe Aski avait décrété l'état d'urgence, devant l'ampleur de la crise.

Les opposants craignent, malgré la mise en place de mesures coercitives, que l'arrivée de la forme générique de l'OxyContin nuise aux efforts déployés pour lutter contre les problèmes de dépendance. Ils auraient voulu qu'au contraire le gouvernement investisse davantage dans la prévention et les traitements de substitution comme l'utilisation du Suboxone.

D'après un reportage de Nabi-Alexandre Chartier.