L'opposition contre Enbridge s'organise en Ontario

L'opposition à Enbridge s'organise en Ontario

À Toronto, des centaines de personnes ont participé samedi à une conférence pour dénoncer le projet de l'entreprise Enbridge, qui veut transporter par pipeline du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta vers l'est du pays.

Enbridge pourrait ainsi transporter chaque jour jusqu'à 300 000 barils de pétrole.

Plus de 200 personnes ont répondu à l'appel des organisateurs de la conférence, la plupart déjà convaincus. La majorité des participants sont des militants de groupes écologistes ou de mouvements politiques de gauche.

« On a déjà parlé d'envoyer l'huile à l'ouest et au sud et maintenant on parle de chercher un moyen de l'envoyer à l'est. » — Avocat et opposant au projet d'Enbridge, Albert Koehl
La carte du pipeline reliant Sarnia à Montréal

La pétrolière est déjà propriétaire de pipelines en Ontario qui jusqu'à présent transportaient l'énergie fossile dans la direction contraire. Elle projette maintenant d'inverser le flux du pétrole.

Le projet est déjà approuvé entre Sarnia et Hamilton, mais pas encore entre Hamilton et Montréal.

Les Canadiens ne gagnent rien avec ce projet, explique la présidente du Conseil des Canadiens, Maude Barlow, puisque le pétrole transporté est surtout destiné à l'exportation.

Deux raisons de s'opposer

Les opposants craignent d'abord un déversement comme celui survenu il y a deux ans dans la rivière Kalamazoo au Michigan. Ensuite, ils redoutent l'impact global de l'exploitation des sables bitumineux sur l'environnement.

Pour le militant autochtone, Art Steritt, qui a organisé la riposte des Premières Nations aux projets d'Enbridge en Colombie-Britannique, ces risques environnementaux sont complètement inutiles.

Selon lui, la Colombie-Britannique tout comme l'Ontario sont des provinces qui peuvent très bien s'en sortir économiquement sans ces oléoducs.

La compagnie Enbridge assure qu'aucun produit dangereux ne sera transporté dans ses pipelines. Elle affirme aussi qu'elle mènera une série d'évaluations pour s'assurer qu'aucune fuite n'est possible.

Avec les reportages d'Alex Boissonneault et de Laurence Martin.

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