Patients anglophones, médecins francophones

Médecin

Pour la première fois, des chercheurs de l'Université Laurentienne ont localisé l'ensemble des médecins francophones en Ontario. Leur étude démontre que la majorité des médecins de langue française se trouvent dans des communautés où les francophones sont peu ou pas présents.

La pénurie de médecins francophones en Ontario fait souvent les manchettes. Mais deux chercheurs de l'Université Laurentienne ont obtenu des résultats troublants en analysant les données du Collège des médecins de l'Ontario.

« Les communautés les plus francophones ont le moins accès aux services en français. Et c'est les communautés où ils ont le moins de francophones qui ont le plus de services en français » — Alain Gauthier, chercheur

Ainsi, les communautés fortement francophones, comme Sudbury, ont moins de deux médecins de langue française pour mille francophones.

Mais dans les villes peu francophones, comme Toronto, ce ratio grimpe à plus de douze médecins francophones pour mille francophones.

Ce déséquilibre cause de graves problèmes de recrutement de médecins dans le Nord de l'Ontario comme le constate Denis Constantineau, directeur du Centre de santé communautaire de Sudbury.

« On espère qu'avec la création de l'École de médecine du Nord de l'Ontario qu'on va commencer à voir des diplômés qui vont rester dans le Nord, qui vont pratiquer dans le Nord et qu'un certain nombre d'entre eux vont être francophones », souhaite-t-il.

L'École de médecine du Nord de l'Ontario n'est pas un établissement bilingue, mais l'institution dit accorder une grande importance aux étudiants franco-ontariens.

D'après le reportage de Nael Shiab

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