Course à la direction du Parti libéral de l'Ontario

Course à la direction du PLO : Gerard Kennedy se lance

Gerard Kennedy Gerard Kennedy tente pour une 2e fois de se faire élire à la tête du Parti libéral de l'Ontario.  Photo :  Michel Bolduc

L'ancien ministre ontarien de l'Éducation, Gerard Kennedy, a confirmé, lundi matin, qu'il serait candidat à la succession du premier ministre Dalton McGuinty. Il devient ainsi le sixième libéral en lice.

Alors que le gouvernement de l'Ontario et les enseignants sont à couteaux tirés, M. Kennedy promet de ramener la paix dans les salles de classe, sans la loi spéciale imposée par le premier ministre démissionnaire. Ce dernier a gelé le salaire des enseignants en plus de suspendre leur droit de grève durant deux ans.

« Je n'ai pas besoin d'une loi (pour en venir à un accord avec les enseignants). » — Gerard Kennedy, candidat libéral

M. Kennedy a aussi critiqué la décision du premier ministre McGuinty de proroger les travaux à l'Assemblée législative, promettant de rappeler les députés à Queen's Park « dès que possible ». Il est prêt, s'il est choisi, à diriger le parti, même s'il n'a pas de siège de député, contrairement à la candidate Sandra Pupatello, qui attendrait une élection partielle pour se faire élire avant de rappeler le Parlement.

Dans une vidéo diffusée sur Internet, M. Kennedy invite les partisans et les Ontariens à se joindre à sa campagne pour mettre de l'avant « le consensus » et « l'intégrité ».

Il promet un « meilleur gouvernement ».

M. Kennedy cherche à prendre ses distances vis-à-vis de l'impopulaire Dalton McGuinty et du virage à droite que ce dernier a fait prendre au Parti libéral de l'Ontario (PLO).

Toutefois, il admet que les salaires devront vraisemblablement être gelés dans la fonction publique pour aider la province à éliminer son déficit de 14,4 milliards de dollars. Il ajoute, néanmoins, que de telles concessions doivent passer par un « accord volontaire » plutôt que par une loi spéciale.

Le Parti conservateur l'accuse déjà de ne pas avoir dit non aux « dépenses excessives » lorsqu'il était ministre de l'Éducation, de 2003 à 2006.

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M. Kennedy en est à sa deuxième tentative pour se faire élire à la tête du PLO. L'ex-député torontois avait perdu la course au leadership en 1996, contre Dalton McGuinty.

M. Kennedy avait fait le saut en politique fédérale en 2006, avant de perdre la course à la direction du Parti libéral du Canada. Nombre de libéraux lui reprochent toujours d'avoir donné son appui à Stéphane Dion, qui a ensuite mené le parti à la défaite contre Stephen Harper.

Malgré ses échecs, l'ancien directeur de la banque alimentaire Daily Bread de Toronto a la réputation d'être un grand travailleur.

Le politicien originaire du Manitoba parle français, sans toutefois être parfaitement bilingue.

M. Kennedy fera notamment campagne à London lundi. Il affirme qu'il se présentera comme député aux prochaines élections générales provinciales, même s'il n'est pas élu à la tête du parti.

Pour leur part, Charles Sousa, Sandra Pupatello, Glen Murray et Kathleen Wynne ont déjà lancé leur campagne à la direction du Parti libéral de l'Ontario, alors qu'Éric Hoskins doit le faire mardi. Les candidats ont jusqu'au 23 novembre pour se manifester.

De son côté, le directeur de campagne du parti, Greg Sorbara, se réjouit du grand nombre de candidats en lice. Il croit que cet échange d'idées mènera à un renouveau au sein du parti, même si tous ceux qui sont en lice n'apportent pas de sang neuf puisqu'ils ont fait partie du cabinet.

Les libéraux choisiront leur nouveau chef à la fin de janvier.

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