Expulsion d'une Torontoise vers l'Ouganda

Laetitia Nanziri Laetitia Nanziri  Photo :  CBC

Une femme de Toronto lutte contre son expulsion en Ouganda.

Leatitia Nanziri affirme qu'elle est lesbienne et a expliqué au réseau CBC qu'elle pourrait être lapidée si on la renvoie dans son pays.

Le gouvernement du Canada a refusé toutes ses demandes pour obtenir le statut de réfugié parce qu'il ne croit pas son histoire.

La femme de 32 ans a fui l'Ouganda il y a huit ans. Dans ce pays, l'homosexualité est illégale.

« Ils pratiquent la justice par la lapidation ou ils prennent des pneus de voiture, les enflamment et les mettent sur quelqu'un jusqu'à ce que cette personne fonde », explique-t-elle.

Elle affirme qu'elle a été battue et agressée sexuellement par des policiers.

Elle était enceinte de six mois lorsqu'elle est arrivée à Toronto.

Le gouvernement a rejeté sa demande lorsqu'elle a tenté d'obtenir le statut de réfugié.

Elle s'est alors mise à fréquenter un homme parce qu'elle pensait que cela lui faciliterait la vie et est tombée enceinte une deuxième fois.

Elle maintient que son conjoint l'a quittée parce qu'elle était lesbienne.

C'est à ce moment que son appel en vertu de considérations humanitaires a été aussi été refusé.

Son dernier espoir est d'obtenir un sursis à sa déportation en faisant une demande en cour fédérale.

L'avocate Asiya Hirji défend sa cause. « Ses enfants sont canadiens. Ils ont le droit de rester ici et ils ont aussi le droit d'avoir leur mère avec eux », fait-elle valoir.

À moins d'obtenir un sursis, Leatitia Nanziri sera expulsée le 4 août.

Citoyenneté et immigration Canada n'a pas répondu aux questions du réseau CBC sur son cas.