Le SPVM abolira de 200 à 250 postes de policiers

Des policiers du SPVM à la Maison de Radio-Canada, à Montréal Des policiers du SPVM à la Maison de Radio-Canada, à Montréal  Photo :  Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) abolira de 200 à 250 postes de policiers au cours des cinq prochaines années, a confirmé le chef du service, Marc Parent, en entrevue à l'émission matinale d'ICI Radio-Canada Première.

Le chef de police convient que le SPVM supprimera de 40 à 45 postes par année au cours des cinq prochaines années. « Ça pourrait aller jusqu'à 50 [postes par année], mais on fait vraiment ça de façon adaptée à la situation que l'on vit », a ajouté M. Parent. Il confirmait ainsi l'information diffusée par le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, dans le journal interne du syndicat.

La mesure permettra à la Ville d'économiser 25 millions de dollars à raison de quelque 100 000 $ par poste aboli. Le SPVM prévoit procéder par attrition en ne remplaçant pas les policiers qui partent à la retraite.

« Ce n'est pas quelque chose de nouveau pour nous », a expliqué M. Parent. « Il y a une démarche de rationalisation à la Ville de Montréal. Le SPVM fait partie des services de la Ville et on doit nous aussi revoir, d'ici les cinq prochaines années, comment on peut mieux déployer nos ressources et s'adapter à une nouvelle réalité économique parce que la capacité de payer des citoyens est vraiment à son maximum. »

M. Francoeur dénonce ces compressions budgétaires dans les pages du journal du syndicat. Il soutient que malgré la baisse du taux de criminalité à Montréal, le SPVM manque déjà de ressources pour assurer la surveillance des activités terroristes et la cybercriminalité.

L'annonce de la suppression des postes de policiers intervient alors que doivent s'amorcer, la semaine prochaine, les négociations en prévision d'une nouvelle convention collective. La Ville réclame également 18,5 millions de dollars au syndicat des policiers pour un manque à gagner relié à des amendes non perçues que l'administration du maire Denis Coderre associe à des moyens de pression.