Bixi : le poste de PDG aboli et 10 mises à pied

Les explications de François Cormier

La Société de vélo en libre-service (SVLS) a annoncé en fin d'après-midi, lundi, l'abolition de deux postes, dont celui du président-directeur général par intérim, occupé par Michel Philibert, et 10 mises à pied temporaires.

Dans un communiqué, le SVLS invoque « le ralentissement des activités découlant du contexte actuel » pour justifier sa décision.

Les mises à pied sont temporaires, mais pourraient se prolonger si les nouveaux acheteurs de la SVLS, qui s'est placée sous la protection de la loi sur les faillites, en décidaient autrement.

Joint au téléphone par CBC, Michel Philibert n'a pas voulu donner d'entrevue et a référé le journaliste au bureau de relations publiques de Bixi. Mais l'agent de relation publique de Bixi, Fabrice Giguère, a déclaré : « Je ne suis plus à l'emploi de Bixi ».

Richard-Bergeron, chef de Projet Montréal Richard Bergeron, chef de Projet Montréal  Photo :  Radio-Canada

Le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville, Richard Bergeron, a favorablement accueilli le congédiement du grand patron de Bixi. Il s'est dit « bien heureux » de ce congédiement, car selon lui, Michel Philibert est en bonne partie responsable de la situation de Bixi.

Par ailleurs, M. Bergeron déplore l'« opacité » qui entoure l'administration de Bixi : « Le dernier rapport de Bixi remonte à 2011. Les Montréalais ont mis 50 millions dans Bixi, et on ne sait même pas si c'est 20 % des employés qui ont été mis à pied, et on ne sait pas non plus il y a combien d'employés ».

Il demande donc au maire de Montréal de nommer un élu au conseil d'administration de SVLS : « Je fais une demande au maire Coderre d'imposer à Bixi la présence d'un élu municipal sur le conseil de direction de Bixi. Cette opacité de Bixi doit cesser immédiatement ».

La semaine dernière, on apprenait que des montants totalisant 230 000 $ avaient été versés à 39 employés de la SVLS, dont 14 000 $ au PDG Michel Philibert. Celui-ci refusait de qualifier ces montants de « bonis », alors que le maire de Montréal, Denis Coderre, et le chef de Projet Montréal les qualifiaient respectivement d'« indécents » et de « scandaleux ».

La SVLS doit des dizaines de millions de dollars à la Ville de Montréal et à d'autres investisseurs. Selon Richard Bergeron, la société a une dette minimale de 40 millions de dollars.

En septembre dernier, le vérificateur général de Montréal avait d'ailleurs émis des doutes quant à la capacité de la société qui gère les Bixi de poursuivre ses activités.

M. Bergeron s'inquiète de la saison 2014 du Bixi, mais M. Denis Coderre assure qu'il y en aura une.

La SVLS indique dans son communiqué qu'elle fera connaître au cours des prochaines semaines ses orientations sur les activités de Bixi Montréal et sur ses activités internationales.

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