Marcel Côté et Louise Harel adoptent une bannière commune

Le reportage d'Olivier Bachand

À Montréal, tous les candidats qui appuient la coalition de Marcel Côté devront se présenter sous la même bannière, lors des élections de novembre. Le parti Vision Montréal devra donc s'effacer le temps de la campagne, pour éviter toute ambiguïté auprès des électeurs.

L'appellation « Vision Montréal », le parti de Louise Harel, ne sera donc pas visible lors de la campagne électorale municipale à Montréal, ni sur les bulletins de vote, ni sur les affiches. Tous ceux qui appuient Marcel Côté vont se présenter sous la bannière « Coalition Montréal - Marcel Côté ». La situation était complexe du point de vue légal étant donné que Louise Harel et son parti municipal, Vision Montréal, avaient annoncé qu'ils appuyaient la candidature de Marcel Côté dans la course à la mairie. Selon la loi actuelle, il n'est pas possible de présenter une coalition de partis politiques : cela aurait compliqué la situation entourant le financement électoral.

« Comme avec la loi vient un ensemble de restrictions sur les dépenses, ça rendait nos communications presque impossibles. Par exemple, je ne pouvais aller assister, parler à une assemblée où la salle aurait été payée par Vision Montréal. Ça aurait été une dépense de Vision Montréal pour ma candidature », a expliqué M. Côté, en point de presse.

Fait à noter, le parti Vision Montréal continue d'exister, a souligné Louise Harel. « Cependant, nous serons tous des candidats et des candidates de la Coalition pour Montréal Marcel Côté », a indiqué Mme Harel.

Le candidat à la mairie Denis Coderre a critiqué la nouvelle bannière commune de ses adversaires politiques. Il a estimé que cette coalition n'est qu'une tentative de maquillage, qui permet à Vision Montréal de se partager l'est et l'ouest de Montréal. Par le passé, Vision Montréal n'avait pas pu s'imposer dans l'ouest de Montréal, plutôt anglophone.

Une question de financement

Denis Coderre a profité de l'occasion pour s'expliquer sur les révélations de La Presse Canadienne, selon lesquelles des individus et des entreprises nommés lors des audiences de la commission Charbonneau ont contribué à la caisse du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Bourassa que représentait M. Coderre jusqu'à récemment.

« Tout avait été fait dans les règles de l'art. Le financement politique fonctionnait comme ça. Puis des années plus tard, il passe dans une commission, ne me demandez pas ce qui va arriver dans dix ans », a déclaré M. Coderre.

De son côté, Projet Montréal a dévoilé la liste de ses donateurs de plus de 100 $. Le chef Richard Bergeron exhorte les autres partis à faire de même. « Nous voulons savoir tout de suite qui finance Denis Coderre. Bien sûr, on a eu quelques informations cette semaine sur qui a financé Denis Coderre. C'est important de savoir qui le finance aujourd'hui », a lancé M. Bergeron.

Denis Coderre et Marcel Côté promettent de dévoiler la liste de leurs donateurs comme l'a fait Projet Montréal, mais on ne sait pas à quel moment ils le feront.