Mort de Michel Berniquez : la coroner recommande de mieux former les intervenants dans les cas de délire agité

La coroner Andrée Kronström juge nécessaire de mieux former les intervenants auprès des personnes en délire agité. Elle vient de déposer un rapport au sujet de la mort de Michel Berniquez, survenue le 28 juin 2003 à Montréal.

Michel Berniquez (archives) Michel Berniquez (archives)


Me Kronström affirme que le décès de M. Berniquez était accidentel, multifactoriel et difficilement évitable. Elle estime par contre que les chances de survie d'une personne maîtrisée par les policiers seraient nettement meilleures depuis l'évolution des connaissances au sujet du délire agité.

L'homme de 45 ans est mort peu après son arrestation lors de l'intervention policière visant à le maîtriser. Il avait fait irruption dans un dépanneur dans un état manifestement perturbé. Un peu plus tard, il a troublé la paix en frappant une personne et il a fui les policiers alors qu'il était en crise et intoxiqué par la cocaïne et les méthamphétamines.

Les policiers ont maîtrisé M. Berniquez qui a subi un arrêt cardiorespiratoire. Il a été transporté à l'hôpital où son décès a été constaté malgré des manouvres de réanimation.
  
Me Kronström recommande notamment à l'École nationale de police du Québec de rendre accessible la formation en ligne concernant le délire agité aux services de police qui en font la demande.
  
Elle suggère par ailleurs de parachever le protocole clinique permettant aux ambulanciers de pouvoir administrer par voie intramusculaire un sédatif lors d'un délire agité.

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