UPAC : trois arrestations, dont le maire de Saint-Rémi

Le compte rendu de Karine Bastien

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté vendredi matin le maire de la municipalité de Saint-Rémi, Michel Lavoie, accusé d'abus de confiance, de fraude et de complot.

M. Lavoie, qui fait face à sept chefs d'accusation, aurait utilisé son pouvoir de maire pour s'assurer que des projets soient développés et construits par ses proches et partenaires d'affaires.

Le maire de Saint-Rémi, Michel Lavoie Le maire de Saint-Rémi, Michel Lavoie  Photo :  Ville de Saint-Rémi

Il aurait notamment modifié des règlements de zonage, manipulé des appels d'offres et contourné des règles d'attribution de contrat, notamment celui de la caserne de pompiers. Les faits se seraient déroulés entre mars 2010 et septembre 2011.

L'UPAC a également procédé aux arrestations de son fils Sébastien Lavoie et de l'entrepreneur Dominic Dorais. Les trois individus font face à 17 chefs d'accusations.

Des accusations criminelles sont également déposées contre l'entreprise Construction Dominic Dorais.

Les accusés ont été transportés vendredi au quartier général de la Sûreté du Québec, où ils sont interrogés. Ils devraient être libérés au cours de la journée sous promesse de comparaître le 8 mars 2013.

Nancy Corriveau, directrice générale de Saint-Rémi, assure « qu'aucune irrégularité n'a été commise » par le maire Lavoie. « On est toujours surpris d'entendre qu'un maire modifie les règlements, parce que la loi prévoit des procéssus assez compliqués pour modifier un règlement », a-t-elle affirmé vendredi.

Le maire de la municipalité de Saint-Rémi, sur la Rive-Sud de Montréal en Montérégie, avait déjà fait l'objet d'une perquisition de l'escouade Marteau en 2010.

Facebook