Incendie suspect dans une résidence d'un lobbyiste à la réputation sulfureuse

Incendie chez un mystérieux lobbyiste à Westmount

Un incendie suspect à Montréal a lourdement endommagé, dimanche soir, une résidence de trois étages appartenant au mystérieux et richissime homme d'affaires Ari Ben-Menashe.

Les policiers et les pompiers ont été alertés par un passant vers 21 h 30 pour un feu qui faisait rage au 3111, rue Jean-Girard, où se dressent de luxueuses demeures en bordure de la Ville de Westmount, dans l'arrondissement de Ville-Marie. À leur arrivée sur les lieux, un important périmètre de sécurité a été mis en place.

L'intensité des flammes a nécessité l'intervention de quelque 80 pompiers, qui sont parvenus à maîtriser le brasier vers 23 h 45.

L'incendie a causé d'importants dommages à la résidence, mais personne n'a été blessé, a confirmé le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Simon Delorme.

Un engin incendiaire aurait été lancé contre la demeure et un suspect aurait été vu fuyant les lieux quelques instants avant que les flammes ne se propagent.

Les enquêteurs de la Section des incendies criminels tenteront de déterminer les circonstances et les causes exactes de l'incendie.

L'homme d'affaires Ari Ben-Menashe, arrivé sur les lieux de l'incendie. L'homme d'affaires Ari Ben-Menashe, arrivé sur les lieux de l'incendie.

Ari Ben-Menashe clame être un ex-agent secret pour le gouvernement israélien et habite Montréal depuis quelques années. Cet homme au parcours tumultueux et dont le passé est plutôt trouble traîne avec lui une longue réputation de trafiquant d'armes, même s'il s'en défend. Il a fait fortune dans ce commerce en traitant avec des chefs d'État et des chefs de milices africains.

Plus récemment, le lobbyiste international aurait fait affaire avec l'ex-directeur général et chef de la direction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), Arthur T. Porter, qui s'est retrouvé sur la sellette après la publication de deux articles gênants par le National Post.

Le quotidien torontois avait alors révélé qu'Arthur Porter avait confié 200 000 $ à Ari Ben-Menashe afin qu'il réussisse à obtenir en sa faveur un financement de 120 millions de dollars dans un projet minier au Sierra Leone, pays d'origine du médecin. Le projet ne s'est finalement jamais concrétisé et Arthur T. Porter a quitté ses fonctions en décembre 2011.

Ce dernier serait maintenant dans la ligne de mire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), qui enquête sur une fraude en lien avec le CUSM pour des événements qui se seraient déroulés d'avril 2009 à la fin août 2011. Ces investigations ont mené à l'arrestation la semaine dernière de l'ex-président de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime.

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