Le ministre Gaudreault souhaite de la stabilité pour Laval

Démission de Vaillancourt : réaction à Québec

Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a déclaré « prendre acte » de la démission de Gilles Vaillancourt, qui mérite d'être saluée.

« C'est la meilleure décision qui pouvait être prise », a-t-il indiqué. « Ça représente la fin d'une époque pour les Lavallois », a-t-il ajouté.

M. Gaudreault a estimé qu'avec « les perquisitions et les interventions des dernières semaines, M. Vaillancourt avait un poids important sur les épaules. Une pression ».

Le ministre a affirmé que le gouvernement allait « tout faire pour accompagner la Ville de Laval dans ses projets. Il y a de nombreux et de beaux projets à Laval, qui doivent être soutenus. »

« Il revient, selon la loi, selon les normes, au Conseil municipal de nommer un maire intérimaire pour les prochains mois et de nommer un Conseil exécutif de transition. » — Sylvain Gaudreault

Le ministre a précisé que le gouvernement n'envisageait pas de mettre la Ville de Laval sous tutelle. Il a souligné que Québec ne comptait pas s'immiscer dans la gestion de Laval.

Réagissant un peu plus tôt, Jean-François Lisée, le ministre responsable de la région de Montréal, a indiqué que M. Vaillancourt avait « pris une bonne décision » pour l'intérêt des Lavallois.

Jean-François Lisée Jean-François Lisée

M. Lisée a tenu à souligner que « légalement, il [M. Vaillancourt] n'avait pas l'obligation de le faire. Il n'est pas sous le coup d'une accusation. Donc c'est un geste politique qu'il a posé pour le bien de l'avenir de Laval », a-t-il déclaré, saluant le geste de M. Vaillancourt.

Il a indiqué que le gouvernement s'engageait à accompagner ces deux villes [ Montréal et Laval ] qui vivent « une crise politique ».

Réagissant sur sa page Facebook, le député de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, a déclaré : « Aujourd'hui, je veux dire aux Lavallois que j'offrirai mon entière collaboration au successeur de M. Vaillancourt. Il est temps de redémarrer les grands projets lavallois en toute transparence et intégrité. »

M. Bureau-Blouin a affirmé avoir déjà pris contact avec les autorités de la Ville pour s'assurer que « la communication entre les élus municipaux et provinciaux demeure cordiale et dans le meilleur intérêt des Lavallois. »

« Il faut regagner la confiance des citoyens et les nouvelles technologies peuvent y jouer un rôle important », a-t-il écrit pour conclure son court message.

Plus tôt, M. Bureau-Blouin avait participé à un point de presse avec sa collègue députée péquiste de Sainte-Rose, Suzanne Proulx, et la ministre responsable de la région de Laval, Nicole Léger.

L'opposition réagit

Par ailleurs, les partis d'opposition ont également réagi rapidement au départ de M. Vaillancourt.

Dans un communiqué signé par le député Jacques Duchesneau, la Coalition avenir Québec indique qu'« il est impératif que le gouvernement du Québec envoie un observateur indépendant à Laval. La situation de Laval justifie encore plus cette solution, car l'administration du parti PRO des Lavallois ne fait face à aucune opposition au Conseil municipal de Laval. »

De son côté, le Parti libéral du Québec a réagi aussi par un communiqué signé par Marc Carrière, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales.

« Nous considérons qu'il [M. Vaillancourt] prend une décision sage et raisonnée pour assainir l'environnement politique et l'environnement de l'administration publique de la Ville de Laval », est-il écrit dans le communiqué.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, s'est réjoui de la décision de M. Vaillancourt.

« J'espère que cette semaine [où les maires Vaillancourt et Tremblay ont démissionné], est comme le début d'une nouvelle ère, où on ne pourra pas continuer à voir [...] l'impunité avec laquelle se comportaient certains politiciens », a-t-il déclaré.

« Comme société, j'espère qu'on prend la mesure de ce que l'on peut faire ensemble. » — Amir Khadir

M. Khadir a rappelé qu'il avait reçu dans sa circonscription des citoyens qui venaient se plaindre des agissements du maire Vaillancourt en 2009, car, selon lui, les députés libéraux n'inspiraient pas confiance aux citoyens.

Le député de Québec solidaire a demandé au gouvernement de « cesser les tergiversations et la prudence, car, a-t-il dit, c'est l'excès de prudence qui a permis à M. Vaillancourt de régner comme un monarque à Laval ».

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