De plus en plus de travailleurs pauvres, selon Moisson Montréal

L'entrepôt de Moisson Montréal  Photo :  @Maxime Coutié

Il y a de plus en plus de gens qui ne mangent pas à leur faim à Montréal. Les demandes d'aide alimentaire ont augmenté de 32 % à Moisson Montréal depuis 2008. Cette augmentation s'explique notamment par un plus grand nombre de familles à faibles revenus qui n'arrivent tout simplement plus.

Chaque mois, environ un million de kilos de denrées alimentaires sont distribués par les 50 bénévoles de l'entrepôt de Moisson Montréal.

Danny Michaud, le directeur général de l'organisme, affirme qu'il y a de plus en plus de gens avec un emploi qui reçoivent cette aide alimentaire.

« Les travailleurs pauvres, les familles, les enfants, on voit une tendance où la pauvreté se déplace tranquillement pas vite, et je trouve ça inquiétant, je trouve ça inquiétant que maintenant, un emploi n'est pas suffisant », a-t-il indiqué.

Moisson Montréal fournit des denrées à quelque 200 organismes d'entraide, qui sont près des nécessiteux. Les dirigeants de ces organismes ont fait le constat suivant, confirme Danny Michaud : le salaire minimum doit augmenter, on doit améliorer l'accès aux garderies à 7 $ et, aussi, plus de logements à prix modique.

Moisson Montréal diversifie son aide en achetant des légumes en grandes quantités, pour les revendre à bas prix.

M. Michaud explique qu'une boîte vendue par l'organisme à 16 $ coûterait environ 45 $, à l'épicerie. Moisson Montréal a établi des points de distribution dans plusieurs endroits dans « le désert alimentaire de Montréal », ce qui offre la possibilité à ceux qui sont dans le besoin d'avoir accès à des fruits et des légumes frais à « des prix justes ».

Les organismes qui luttent contre la faim à Montréal vont interpeller les candidats au cours de la campagne électorale, afin de savoir ce qu'ils peuvent faire pour aider.

D'après le reportage de Marc Verreault

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