Opération de sensibilisation au port du casque à vélo

Une policière du Service de police de la Ville de Montréal discute avec un cycliste de l'importance du port du casque, dans le cadre d'une opération de sensibilisation. Une policière du Service de police de la Ville de Montréal discute avec un cycliste de l'importance du port du casque, dans le cadre d'une opération de sensibilisation.  Photo :  Bruno Maltais

Un groupe d'organismes profite de la Semaine québécoise des personnes traumatisées craniocérébrales pour rappeler l'importance du port du casque à vélo.

Réunis le long de la piste cyclable du boulevard René-Lévesque, jeudi après-midi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le département de traumatologie du Centre universitaire de santé McGill, l'Association québécoise des traumatisés crâniens, la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC) et le Club Cycliste Cycle Pop (CCCP) n'avaient qu'un message : « À vélo, ne vous cassez pas la tête, casquez vous! »

En 2011, près de 1860 cyclistes ont été victimes de la route au Québec, dont 630 à Montréal.

Les partenaires rappellent que les blessures à la tête représentent 60 % des accidents mortels et 30 % des hospitalisations de cyclistes.

« Lorsque quelqu'un a un accident à vélo sans casque, les blessures sont presque systématiquement plus sévères », explique Tara Grenier, coordonnatrice de la prévention des blessures au centre de traumatologie du Centre universitaire de santé McGill.

Selon une étude du CUSM, environ la moitié des Montréalais portent un casque. Pour faire progresser cette proportion, les partenaires ont offert gratuitement des casques aux cyclistes n'en portant pas.

« Je crois qu'il faut continuer la sensibilisation, qui fonctionne sans doute mieux qu'une loi obligeant le port du casque », soutient Guy Rivet, membre de l'Association québécoise des traumatisés crâniens. « On part de loin, on voit de plus en plus de personnes qui portent un casque », s'encourage-t-il. « C'est sûr que c'est peut-être pas sexy, un casque, mais il faut que les gens comprennent que ça peut leur éviter bien du trouble ou leur sauver la vie », lance celui qui se compte chanceux de pouvoir se déplacer à l'aide d'une canne, tandis que d'autres autour de lui ont perdu la vue ou l'usage de certains membres.

De son côté, le SPVM rappelle qu'en plus du casque, les cyclistes doivent respecter les règles de circulation. « Si on respecte les règles et qu'on s'assure d'être vu par les automobilistes, on a évidemment moins de chance d'être impliqué dans une collision », explique la policière Nathalie Valois. « Mais des accidents, ça peut arriver, d'où l'importance de porter un casque », ajoute-t-elle.

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