Tony Conte demeurera en détention

Le comédien Tony Conte. (archives) Le comédien Tony Conte. (archives)

La Cour d'appel du Québec a refusé jeudi matin de remettre en liberté le comédien Tony Conte, en attendant l'audition de sa cause en appel.

Tony Conte a été condamné à trois ans et demi de prison le 16 février dernier pour complot et possession de cocaïne en vue d'en faire le trafic.

Il avait été arrêté le 29 octobre 2008 dans un hôtel du centre-ville de Montréal alors qu'il tentait d'acheter de la cocaïne à un agent double du Service de police de la Ville de Montréal.

Le comédien a été arrêté en possession de 200 000 $. Au terme d'un procès devant jury, il a été déclaré coupable de complot et de possession de cocaïne en vue d'en faire le trafic.

Tony Conte demande à la cour d'appel d'annuler sa condamnation parce que la police a détruit un certain nombre de preuves, nuisant ainsi à sa défense. Mais cet argument, qu'il a présenté au procès, avait été rejeté en première instance.

Le juge Alan Hilton de la Cour d'appel a souligné jeudi, pour justifier qu'il refusait la remise en liberté de Tony Conte, que le jury n'avait pas cru sa version des faits lorsqu'il a témoigné pour sa défense.

La juge Sophie Bourque a aussi déclaré en première instance que son témoignage était mensonger, lorsqu'elle a prononcé une peine de 42 mois de prison contre lui.

La poursuite veut une peine plus sévère

De son côté, la poursuite en appelle également, mais de la peine infligée à Tony Conte.

Le procureur du ministère public, Me Matthew Ferguson, réclame de 5 à 6 ans de pénitencier. Il estime que la peine de 3 ans et demi est nettement trop clémente et ne reflète pas le degré de participation de l'accusé dans la transaction.

De plus, il fera valoir devant la cour d'appel que la peine imposée à Tony Conte est identique à celle d'un des coaccusés, Anthony Riccio, dont l'implication était moins grande et qui a plaidé coupable, ce qui est un facteur atténuant.

L'affaire sera entendue par la cour d'appel dans les prochains mois.