Barricades et désordre au Cégep du Vieux-Montréal : 37 personnes arrêtées

Pascal Robidas fait le point sur les actes de vandalisme au cégep du Vieux-Montréal.

Trente-sept personnes, dont huit mineurs, ont été arrêtées après s'être barricadées pendant quelques heures la nuit dernière dans le cégep du Vieux-Montréal et y avoir fait du grabuge.

Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), ils pourraient notamment être accusés d'agression armée contre des policiers, de complot, de voies de fait et de méfaits.

Toute l'affaire a commencé vers 20 h, jeudi, quelques heures après que les étudiants eurent approuvé le déclenchement d'une grève générale illimitée pour dénoncer la hausse prévue des frais de scolarité.

« Ils ont fait plusieurs méfaits. On parle d'extincteurs qui ont été vidés, ils ont utilisé du mobilier pour faire des barricades, ils ont utilisé des boyaux d'incendie qui ont été déroulés, ils ont déversé de l'eau sur les planchers à certains niveaux dans le cégep », explique le porte-parole du SPVM, Daniel Lacoursière.

Les policiers ont investi le cégep vers 1 h pour aller chercher les manifestants. L'intervention s'est terminée à l'aube.

Manifestations contre la hausse des frais de scolarité

Plus tôt jeudi, des étudiants en grève du cégep du Vieux-Montréal s'étaient joints à un rassemblement devant la tour de la Bourse qui a donné lieu à des affrontements musclés entre la police et les manifestants.

Plusieurs dizaines d'étudiants avaient aussi été dispersés jeudi soir, après avoir mis en place des barricades devant l'établissement.

Plus de 18 000 étudiants membres de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) sont actuellement en grève pour contester la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans annoncée par le gouvernement Charest.

L'Association générale étudiante du cégep du Vieux-Montréal, forte de 6900 membres, est le plus important regroupement étudiant à avoir voté en faveur de la grève jusqu'ici.

Des étudiants ont utilisé du mobilier pour ériger une barricade devant une porte d'entrée. Des étudiants ont utilisé du mobilier pour dresser une barricade devant une porte d'entrée.  Photo :  Maxime Coutié

La CLASSE prend ses distances

En ce qui a trait au grabuge, le co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a déploré vendredi matin la tournure des événements sur les ondes de Radio-Canada.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE) Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE)

Interrogé sur les événements de la nuit, Gabriel Nadeau-Dubois a déclaré : « C'est une situation extrêmement décevante, à la fois pour le mouvement étudiant que pour les gens du cégep du Vieux-Montréal ».

Affirmant ne pas endosser les actes commis, M. Nadeau-Dubois a cependant ajouté que c'est l'intransigeance et le refus de négocier de la direction de l'établissement qui avait conduit selon lui à ces débordements.

« Je pense que tout le monde est déçu ce matin », a conclu le porte-parole de la CLASSE.

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