Les policiers de Montréal refusent de repousser l'âge de leur retraite

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La Fraternité des policiers de Montréal reproche au maire de Montréal, Gérald Tremblay, de laisser croire aux citoyens que les employés et les retraités sont responsables de la hausse des taxes et des dépenses de la Ville.

Mercredi, l'administration Tremblay a expliqué lors du dépôt de son budget 2012 que la contribution annuelle de la Ville aux caisses de retraite de ses employés était passée d'environ 100 millions à plus de 600 millions de dollars par année depuis 2001.

L'an prochain, la Ville de Montréal estime qu'elle devra verser pas moins de 609 millions de dollars dans les caisses de retraite de ses employés, soit 132 millions de plus que l'an dernier.

Selon le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, la Ville a aussi sa part de responsabilité dans cette situation, puisqu'elle avait cessé de cotiser aux régimes lorsque ces derniers généraient des surplus.

Un métier difficile

Yves Francoeur a rejeté du même souffle l'idée de retarder l'âge de la retraite de ses membres pour permettre à la Ville de faire des économies.

« Cotoyer la misère humaine, travailler sur des quarts de travail jour, soir, nuit et fins de semaine et avoir des décisions à prendre en quelques fractions de seconde... Lorsque nos gens ont fait 30 ans sur une auto de police, excusez l'expression, mais ils en ont plein leur casque. Ce n'est pas comme travailler dans un bureau, pousser un crayon et répondre au téléphone », plaide le président de la Fraternité des policiers.

L'Administration Tremblay, de son côté, entend rouvrir l'ensemble des régimes de retraite de ses employés pour tenter de réduire sa contribution d'au moins 50 millions de dollars par année.

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