Le directeur du CUSM sur la sellette

Radio-Canada avec The Gazette et CTV
Le chantier du CUSM Le chantier du CUSM

Les membres du conseil d'administration du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ont discuté dimanche de l'avenir du Dr Arthur T. Porter à la tête du réseau hospitalier.

Réunis en urgence depuis 14 h, les participants n'avaient encore pris aucune décision sur le sort du directeur général et chef de la direction du CUSM, alors que les discussions se poursuivaient toujours tard en soirée.

Le Dr Arthur T. Porter se retrouve au coeur d'une controverse qui l'a poussé à démissionner jeudi de son poste de président du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS).

La réunion n'aurait cependant pas de lien avec cette affaire. Officiellement, le conseil d'administration (CA) voulait discuter à huis clos des activités externes du Dr Porter, l'objectif étant de savoir s'il a porté une attention suffisante au CUSM qui est en proie à de sérieuses difficultés financières avec un déficit budgétaire de plusieurs millions de dollars.

En plus de son mandat de PDG du centre hospitalier, qu'il assume depuis 2004, Arthur T. Porter a fondé un centre de cancérologie aux Bahamas. Il a été nommé président du conseil d'administration d'un organisme privé britannique qui gère des centres de traitement du cancer. Il officie aussi comme administrateur de Munder Funds (un fonds commun de placement), d'Air Canada et des Mines de la Vallée de l'Or.

Jusqu'à jeudi, il présidait également le CSARS, l'organisme de contrôle des services canadiens d'espionnage, dont il a dû démissionner pour de supposés conflits d'intérêts.

Arthur Porter, à gauche, lors d'une visite du premier ministre Stephen Harper. Arthur Porter, à gauche, lors d'une visite du premier ministre Stephen Harper au CUSM.  Photo :  PC/Ryan Remiorz

Selon l'article 199 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, le directeur général d'un hôpital « doit, sous peine de déchéance de sa charge, s'occuper exclusivement du travail de l'institution et les devoirs de sa charge ». Il ne peut pas non plus « avoir un intérêt direct ou indirect dans une entreprise qui met en conflit son intérêt personnel et celui de l'établissement » (article 197).

Il peut toutefois occuper un poste rémunéré en dehors d'un établissement public si, et seulement si, le conseil d'administration lui en donne l'autorisation.

Or, il semble que le Dr Porter n'ait pas informé le CA du CUSM de toutes ses activités connexes.

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook