Des accusations déposées contre des fêtards

La réaction de Jean Charest, premier ministre du Québec

Deux personnes arrêtées après la victoire du Canadien de Montréal font face à une accusation d'agression armée. Un autre suspect est accusé de voie de fait sur un policier. Deux de ces individus avaient déjà un casier judiciaire et un sera d'ailleurs accusé de bris de condition.

Quelques personnes ont comparu en après-midi jeudi à la suite des événements disgracieux survenus sur la rue Sainte-Catherine. Pendant ce temps, les élus y vont de commentaires durs envers la minorité de fêtards qui a gâché la fête.

En tout, 41 individus ont été interpellés par les policiers dans la nuit de mercredi à jeudi. Certains ont comparu jeudi alors que d'autres ont reçu une sommation à se présenter devant la cour ultérieurement.

Protection des commerces

Le responsable des questions de sécurité publique à la ville de Montréal, Claude Trudel, s'est dit satisfait du travail des policiers dans les circonstances. Il estime que 99,9 % des participants ont agi de façon civilisée, mais il a eu des mots durs pour ceux qui ont causé le grabuge.

Par ailleurs, Claude Trudel suggère aux commerçants de prendre des initiatives personnelles pour voir à la sécurité de leur propriété. L'idée est toutefois déconseillée par un expert interrogé en après-midi par RDI. Selon Mathias Tellier, spécialiste des affaires policières, une telle suggestion pourrait placer les commerçants dans des situations périlleuses. Ce travail revient plutôt aux forces de l'ordre.

Ombrage au Canadien

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, juge regrettables et inacceptables les événements survenus à Montréal, après le match du Canadien.

Le premier ministre s'est dit heureux de la victoire, mais affirme avoir du mal à s'expliquer les gestes commis par une minorité de personnes dans le centre-ville.

« C'est dommage, parce que ça porte un peu ombrage au Canadien de Montréal. Ces gens ne s'intéressent pas au Canadien. Ils s'intéressent à faire de la casse ».

Et ce n'est pas terminé

L'heure est maintenant au nettoyage au centre-ville. Le prochain match de l'équipe, en finale de l'Association de l'Est, aura lieu dimanche à Boston ou à Philadelphie. Les autorités n'ont toujours pas fait connaître les mesures qui seront prises pour assurer le calme et la paix.

Quelques vitrines ont volé en éclats lors de la soirée. Quelques vitrines ont volé en éclats pendant la soirée.  Photo :  PC/Graham Hughes

Réactions aux États-Unis

Au sud de la frontière, l'ampleur des célébrations à Montréal surprend un peu. Certains médias en font mention et montrent les images du grabuge survenu rue Sainte-Catherine.

Le quotidien USA Today rappelle sur son site Internet le « passé violent dans l'histoire du hockey à Montréal ». On y fait mention des événements disgracieux survenus au printemps 2008 après l'élimination des Bruins de Boston.

Il y est également question des victoires en finale de la Coupe Stanley en 1986 et en 1993. Enfin, on mentionne l'émeute de 1955 après la suspension de Maurice Richard.

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