Un club sélect, selon un entrepreneur

Un entrepreneur dénonce l'existence d'un club fermé dans le milieu de la construction à Montréal. Le reportage d'A. Gravel.

C'est un entrepreneur du secteur de la construction dégoûté qu'a rencontré le journaliste Alain Gravel de l'émission Enquête.

Un entrepreneur dénonce l'existence d'un cercle fermé d'entrepreneurs qui se partagent les gros contrats à Montréal. Il affirme que ceux qui n'en font pas partie, mais qui soumissionnent, sont victimes d'intimidation.

L'homme, qui témoigne sous couvert de l'anonymat, affirme qu'il existe un club d'entrepreneurs privilégiés qui se distribuent les gros contrats dans le domaine à Montréal.

Alain Gravel souligne que les propos de l'entrepreneur sont corroborés par une source haut placée au gouvernement, ainsi que par plusieurs entrepreneurs et sources policières.

L'entrepreneur indique n'avoir aucune chance de décrocher un contrat de construction avec la Ville, dans la mesure où il n'appartient pas à ce cercle.

Il dit d'ailleurs ne plus soumissionner pour des contrats à Montréal, car il considère cela trop dangereux. L'homme rapporte en effet avoir été victime d'intimidation à plusieurs reprises.

« C'est pire que la mafia. » — L'entrepreneur anonyme

Le système d'attribution de contrats, tel qu'il est, a un coût pour les contribuables, soit entre 20 et 30 % de plus que si le marché était concurrentiel.

Par son témoignage, l'homme dit souhaiter que cessent ces pratiques frauduleuses.

L'entrepreneur qui se vide le coeur a vingt ans d'expérience dans le domaine et emploie une centaine de personnes.

D'après le reportage d'Alain Gravel à l'émission Enquête.

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