Une manifestation pacifique

Marie-Maude Denis était sur place.

Malgré les craintes des autorités, la manifestation contre la répression policière s'est déroulée dans le calme, deux mois après les émeutes ayant suivi la mort de Fredy Villanueva.

Comme le désiraient les organisateurs et le maire Tremblay, c'est dans le calme que s'est déroulée, samedi, la manifestation contre la répression policière à Montréal-Nord.

Plusieurs centaines de personnes ont pris part à l'événement. Malgré des slogans parfois hargneux et agressifs envers les policiers, il n'y a eu aucun grabuge.

Les organisateurs, soit le Collectif opposé à la brutalité policière et Montréal-Nord Republik, réclament la tenue d'une enquête publique et indépendante sur la mort de Fredy Villanueva et la fin de ce qu'ils qualifient de profilage racial dans l'arrondissement.

« Des cas de brutalité policière, [...] [il] faut les dénoncer quand il y en a. [Il ne] faut pas les laisser aller. » — Manifestante

Le Service de police de la Ville de Montréal avait déployé plusieurs unités dans le secteur afin de contenir tout débordement.

Campagne de peur

Les organisateurs avaient dénoncé vendredi ce qu'ils appellent la campagne de peur de la police qui, disent-ils, laissait entendre qu'il pourrait y avoir du grabuge.

Jeudi, le maire Tremblay a lancé un avertissement clair aux manifestants. « On souhaite que cette manifestation-là se déroule de façon pacifique, mais c'est tolérance zéro pour l'atteinte de l'intégrité de nos policiers, de nos policières, mais également de la propriété publique [et] privée », a-t-il déclaré.

Fredy Villanueva a été tué par balle lors d'une intervention policière, le 9 août dernier. Le lendemain, de violentes émeutes ont éclaté et ont été attribuées par la police à des éléments perturbateurs qui s'étaient mêlés à des manifestants.

La famille Villanueva a indiqué avant la manifestation de samedi qu'elle n'y participerait pas.

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