Radio Première Chaîne

Pour une ville qui marche

La couverture du livre de Marie Demers

[Hiver 2008]

30 janvier 2008

Pour une ville qui marche


Le modèle nord-américain de l'aménagement urbain privilégie l'automobiliste plutôt que le piéton. Aujourd'hui, l'humain adopte la position assise pour ses déplacements, ses loisirs et son travail. Ce mode de vie sédentaire a des répercussions sérieuses sur notre santé, mais aussi sur notre vie en société. 
 
Nous en discutons avec Marie Demers, épidémiologiste au Conseil de la science de la technologie du gouvernement du Québec. 
 
Elle vient de signer Pour une ville qui marche – aménagement urbain et santé aux éditions Écosociété, dans lequel elle explique pourquoi il est important de marcher en ville. 
 
Le livre sera en librairie à compter du 13 février 2008. Écoutez » Commentez »

Vos commentaires

(3 commentaires)



5 février 2008

J'ai bien hâte d'avoir l'occasion de lire le livre de Mme Demers qui aborde cette tendance très dommageable pour notre santé et notre environnement qu'est l'utilisation excessive de l'automobile au détriment du transport actif (marche, vélo ou autres). 
 
Je suis justement en train de monter un projet de recherche visant à évaluer la marchabilité (ou l'adéquation de l'environnement bâti avec la marche) à Trois-Rivières et j'ai hâte de voir ce que ça va donner. 
 
D'ailleurs, je tiens à souligner que l'histoire de Mme Jubinville est un bon exemple de changement de comportement bien réfléchi et judicieux. Mieux vaut y aller un pas à la fois... dans la bonne direction!

Richard Larouche
Trois-Rivières

1 février 2008

Je suis un grand marcheur. Bien sûr nous devons valoriser ce mode de déplacement. Cependant, encore faut-il qu'à Montréal les cols bleus daignent rendre les trottoirs sécuritaires l'hiver!!

denis tremblay
montreal

30 janvier 2008

Je marche malgré... 
 
Bonjour, 
 
Ma réflexion sur l'environnement – égoïstement, à partir de ma propre personne, pour ensuite s'étendre à la planète toute entière - date de très longtemps. Mais là ne s'est pas arrêtée mon « action ». En réfléchissant, j'ai agi. 
 
J'ai donc recyclé mes contenants de plastique, métal, verre, mon papier avant l'heure. De sédentaire, je suis devenue joggeuse. De carnivore, je suis devenue de plus en plus « herbivore ». Sans en faire une religion. Et, de fil en aiguille, de lavalloise, je suis devenue montréalaise. 
 
Et, l'an dernier, j'ai fait le grand saut : j'ai remis ma dernière voiture au concessionnaire. Je suis maintenant « à pied », et en mesure de commenter le fait de « marcher ma ville ». Je travaille au centre-ville et habite à l'est du Stade Olympique. Plusieurs fois par semaine, je me rends au travail en métro et reviens à pied. Contre vents, asphalte, feux de circulations, automobiles peu respectueuses et trottoirs enneigés. 
 
Mais, toute cette démarche s'est faite sur de nombreuses années. J'ai redéfini mes priorités et ma perception de l'emploi du temps. Celui que j'ai et celui que j'accorde à mes déplacements. Les courses, les visites aux êtres qui me sont chers (rive sud, rive nord, jusqu'à St-Jérôme) se font à pied ou en transports en commun. J'y trouve énormément de plaisir ainsi que des occasions de régler les tourments de mon existence. Marcher oxygène le corps et l'esprit. Je découvre Montréal à tous les jours. Cette ville charmante que je sillonne d'ouest en est mais aussi du sud au nord. 
 
Marcher est la grâce que souhaite à tous mes concitoyens, ces êtres tournés vers le monde, tels que définis dans l'émission d'aujourd'hui.

Lyne Jubinville
Montréal