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Les masculinistes au Québec: des antiféministes?

[Hiver 2008]

6 mai 2008

Les masculinistes au Québec: des antiféministes?


Peu à peu, le discours masculiniste fait son chemin dans les médias, chez les chercheurs universitaires, chez les psychologues et dans la population. Selon Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri, qui ont dirigé l'ouvrage Le mouvement masculiniste au Québec, l'antiféminisme démasqué, ce discours nuit non seulement à l'égalité des sexes, mais aussi aux hommes eux-mêmes. 
 
En studio, ils déconstruisent les mythes véhiculés par ceux qu'ils appellent les antiféministes. 
 
Le livre Le mouvement masculiniste au Québec, l'antiféminisme démasqué, publié aux éditions du Remue-Ménage, est en librairie depuis le 1er mai. Il regroupe les textes de 11 auteurs, sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri. 
 
Francis Dupuis-Déri est professeur de science politique et membre de l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF) à l'Université du Québec à Montréal, et Mélissa Blais est enseignante à l'Université du Québec en Outaouais au Département de travail social et des sciences sociales. Elle est également agente de recherche à l'Alliance de recherche IREF/ Relais-femmes. Écoutez » Commentez »

Bibliographie
  • Le mouvement masculiniste au Québec, l’antiféminisme démasqué, sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri, éditions du Remue-Ménage, 2008.
Vos commentaires

(18 commentaires)



16 avril 2009

Un débat implique que deux parties soient conviées à en découdre. Dans le cas présent, et la pratique est fidèle à l'idéologie qui imprègnent la boîte, la SRC a préféré se moquer de l'auditoire en faisant intervenir uniquement les partisans d'une idéologie qui de plus sévissent dans nos universités à titre de professeurs.  
 
Les lobbyistes d'état disposent nécessairement de leurs entrées dans les organismes d'état. La prochaine étape, c'est Goerges Orwells 1984. Nous y sommes presque...

Hermil LeBel
St-Damien-de-Brandon

14 juin 2008

La réflexion de ces chercheurs est fort intéressante et surtout, cruciale dans le contexte actuel de constante remise en question des acquis féministes.  
 
D'abord, aux détracteurs qui affirment que la cause de la dénatalité au Québec est la montée du féminisme, il est important de remettre les pendules à l'heure. Certes, le mouvement féministe a permis à la femme de gagner un pouvoir sur son corps et l'accès à une contraception qui ont limité le nombre des naissances. Pourtant, il serait intéressant que ces ''détracteurs'' du féminisme s'informent davantage, puisque cette ''dénatalité'', qui a certes pris de l'ampleur au moment de la Révolution tranquille, était déjà enclenchée depuis le milieu du 19e siècle (voir DANDURAND, ''Peut-on encore définir la famille?'' à ce sujet). De plus, il est inacceptable, en termes éthiques cette fois, de légitimer la subordination des femmes au profit d'un taux de naissances satisfaisant! En France, faut-il le rappeler, le taux de naissances a grimpé au-dessus des 3 enfants par femme, récemment, et ce en conciliation avec les acquis féministes. Avant d'imposer des liens de causalité erronés, il faut s'informer davantage en termes de statistiques et de solutions proposées. 
 
Dans un même ordre d'idées, parlons de ceux qui affirment que le mouvement féministe s'oppose aux hommes. Les féministes ne cherchent en aucun cas à discréditer le sexe masculin. Au contraire, ils [surtout elles] cherchent à mettre en valeur l'égalité des sexes comme principe d'émancipation sociale des garçons ET des filles. En effet, la [toujours réelle, bien que moindre] oppression du groupe des femmes au sein des sociétés occidentales est un frein à l'harmonisation d'une société qui se voudrait davantage égalitaire.  
 
Finalement, la critique souvent faite au concept de patriarcat comme maintenant ''éradiqué'' est plutôt faible. Je renvoie les tenants de ce discours à la définition même du patriarcat, qui ne dit en aucun cas que les femmes sont privées de droits et de pouvoirs, mais qu'elles y ont certainement un moindre accès que les hommes(Conseil du statut de la femme, 1993). Alors, il devient indéniable que cette réalité est toujours bien réelle [violence conjugale, meilleures performances scolaires NON suivies de meilleurs salaires et conditions de travail, non équité des salaires - encore en 2006, le revenu des femmes québécoises atteignait 70% de celui des hommes -, la remise en cause du droit à l'avortement, etc ]  
 
Merci à ces chercheurs qui disent haut et fort des réalités souvent diminuées et critiquées en toute méconnaissance de cause.

Prud'homme Benjamin
Montréal

9 juin 2008

Les mouvements féministes au Québec commencent à sentir le feu de la contestation masculine, et s'agitent. 
 
Comment ne pas rire en les entendant se plaindre des méthodes masculinistes qui ont été les leurs durant 40 ans? 
 
Ces derniers sont pourtant loin de noyauter le système politique et judiciaire, la place étant prise et verrouillée par les lobbies féministes depuis belle lurette. 
 
Les masculinistes seraient anti-féministes? Quelle découverte! Monsieur Dupuis-Déri vient donc de s'apercevoir qu'il fait jour à midi et que les communistes sont anti-capitalistes. Wow! 
 
Le mouvement masculiniste au Québec est une réponse naturelle à la radicalisation du féminisme dans cette Province par son institutionnalisation. C'est donc un mouvement de Résistance. 
 
De ce que j'ai retenu de ce salgimondi, c'est que le Gouvernement devrait imposer un partage équitable des taches ménagères! Le mouvement féministe, c'est cela aujourd'hui. 
 
Et devrait-il y avoir aussi dans les CLSC un Kamasutra aux normes du Ministère de la Condition Féminine qui le débarrasserait de toute position ou la femme apparaitrait comme "dominé"? 
 
Il est normal et sain que les masculinistes refusent ce "meilleur des mondes" que quelques idéologues leurs préparent. 
 
Dans le cas contraire, Air-Canada finira par faire fortune avec les aller-simples pour n'importe ou, au départ de Dorval.

Yann Takvorian
Nice

19 mai 2008

Trois sujets d'étude pour M. Dupuis-Déri. Comment expliquer que la très très grande majorité des pensionnaires des prisons soit des hommes? 
Comment expliquer que la très très grande majorité de ceux qui se font tuer à la guerre soit des hommes? 
Comment expliquer que depuis l'avènement du féminisme dans les pays occidentaux la population n'arrive plus à se reproduire?

Gérard Guérin
Chicoutimi

19 mai 2008

Je suis un enfant du féminisme, homme plus impliqué dans la plupart des tâches domestiques que ma conjointe, très sensible à la cause des femmes que je souligne dans certaines conférences historiques que je donne. Vos chercheurs, dans cette entrevue, semblent malheureusement privilégier une approche biaisée souvent présente chez les féministes militants. En bref, ils focalisent sur les revendications et les idées d'une frange des hommes qui, blessés, sont souvent violents et cherchent le problème chez les femmes (malheureusement aussi parfois la stratégie féministe inverse de certaines). Ce faisant, ils tendent à généraliser et semblent tendre à enlever insidieusement leur légitimité aux hommes soucieux de prendre leur place sans tomber dans le discours de dominés-dominants. 
 
Oui, les hommes ont souffert et souffrent. Quelques mots clés : guerres et soldats, maladies cardiaques, compétitivité, absence, distance émotionnelle, loin des enfants, suicide, violence, etc. 
 
Mais aussi, les hommes cheminent et s'émancipent des vieux carcans eux aussi, souvent en se rapprochant des femmes et des enfants, d'eux-mêmes surtout, et dans une affirmation saine et respectueuse. Voilà ce que moi j'appelle le masculinisme. De quel droit d'ailleurs on donnerait à ce terme une définition a priori négative? Par respect et souci d'égalité, il devrait pouvoir être utilisé positivement. Merci.

Jean-François Labelle
Shefford

15 mai 2008

Comment peut-on donné foie aux supposés spécialistes universitaire de l'émission en cour,quand le contenu de l'émission était à sens unique, aucun représentant présent pour la cause des hommes et en plus les couleurs du site web en noir afin de démontré que nous les hommes nous sommes des démons qui essaie de reprendre un peut d'espaces dans ce monde de femmes controlante de notre société Québécoise. 
 
Il m'est impossible d'accordé une certaine crédibilité a vos invités universitaire c'était de la diffamation à l'étât pure.

Gilles Léonard
Québec

14 mai 2008

Personnellement si le masculinisme existe, ce n'est pas parce qu'il en veut aux femmes ni à la condition que celles-ci ont gagnées de chaudes luttes. La naissance de ce qu'on qualifie de masculinisme, découle de la nécessité pour les pères de s'associer car, victimes d'une justice inique, qui pendant une bonne décennie, sans les protéger, a accordé presque systématiquement la garde exclusive à la mère. Comme si le père n'était pas réellement nécessaire au bien-être de l'enfant, sinon comme pourvoyeur, tel un guichet automatique.  
 
Et les exemples sont multiples au niveau des lois promulguées, lois facilitant la perception alimentaire sans contre partie sur les droits de visites. Grille de fixation des pensions alimentaires pour enfants, ou les besoins économiques, au regard de la relation père enfant, sont laissés pour compte, l'argent est donné à la mère. Lois qui en plus entretient la chicane pour l'obtention du 40% du temps garde qui accorde l'équité économique des parents. Le parent non gardien vue au fin de l'impôt c'est un célibataire ayant toujours la charge économique des enfants. Que dire du protocole d'intervention policière qui stipule d'arrêter l'homme dans les cas de chicanes de ménages, présomption de culpabilité oblige, profilage sexiste ? Oui une justice qui comme tous héros occidental est toujours prête à protéger la veuve et l'orphelin. "Pour rester libre en occident, il faut rejetter les héros sur les autres" nous dit John Saul dans Les batards de Voltaire.  
 
La culpabilité des hommes aidant c'est tout un système qui a été mis en place, cela à la lumière de statistiques biaisées, alambiquées. Car bien subventionné par l'état, les mouvements féministes récents ont produit une multitude d'études qui sont venues alimenter ce qui deviendra à mon avis une idéologie presque messianique, mais finalement manichéen et androgyne comme nous le laisse enfin entrevoir le livre de Dupuis et consors. 
 
Alors ces quelques hommes retranchés, dit maculinistes, ont cherchés à faire leurs propres constats et ce, avec des moyens ridicules, parce que absents. Et leurs constats mène à un point, le féminisme d'état. Car c'est bien l'état qui hier encore stipulait qu'il y avait 300,000 femmes battues au Québec et c'est lui aujourd'hui encore qui nous annonce qu'une femme sur trois est agressée sexuellement, qu'elles sont discriminées systémiquement. Car ce sont bien ces idéologues féministes dans l'état qui arguent de telles énormités. Alors comme hommes et femmes de bonne volonté, ouvrons l'oeil !

Alain Lesage
St-Mathieu

13 mai 2008

Bravo à Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri qui osent dénoncer publiquement les attaques bien réelles à l'endroit des féministes et des droits des femmes.  
Un ouvrage comme celui de Blais et Dupuis-Déri est important pour la société puisqu'il contribue à ce que la population soit plus conscientisée et surtout mieux informée, et c'est primordial pour l'atteinte d'une société plus juste et équitable.

Ariane Vinet-Bonin
Montréal

13 mai 2008

J'ai écouté votre émission. Mme Blais et M dupuis-Déry font abstraction de tellement de choses que s'en est ridicule. Comment passer sous silence que nos universtés aujourd'hui font plus de diplomées que de diplomés? les hommes y sont maintenant en minorité. Comment ce fait-il que des programmes comme CHAPEAU LES FILLES existent encore pour les femmes (malgré leur majorité) et pas pour les gars?  
 
La majorité des cas de divorces se règlent a l'amiable? Ah oui? j'imagine que c'est la raison pour laquelle les cours sont pleines de causes familliales, et qu'il y a tant d'avocats au québec qui pratiquen le droit familliale...oh c'est vrai ils font tous de la médiation....selon vous...un peu innocent et simpliste vous ne trouvez pas? 
 
Le suicide chez les hommes selon vous s'explique par..."bah de toute façon en période de crise économique les hommes se suicident plus" pas de trouble... mais en 1950 la réalité était autre que celle d'aujourd'hui, le père de famille était le support financier...quoi que aujourd'hui le père de famille est un guichet automatique...Il paie comme avant mais n'est plus impliqué, ça c'est pas grave selon vous, parce qu'il ne fait 50% des tâches ménagêres...selon vous. 
 
Quand une femme fait du sexisme, c'est de la discrimination positive, HAH elle est bonne, toute discrimination est DE LA DISCRIMINATION point. Votre livre aurait pu être bon s'il ne s'était basé sur le discours féministe et des chiffres totalement biaisés et louffoques sortis d'un sondage d'opinions  
 
Les femmes se sont créées une place, oui et c'est bien, sauf que quand on parles égalité, c'est les 2 pareil, pas plus pour les unes et pas pour les autres sous prétexte qu'ils n'en ont pas besoin! 
 
Pourqupi des millions pour le mouvement féministe et rien pour les hommes? les hommes ne vivent pas de crise selon vous? alors pourquoi ce suicident-ils plus? Ils n'ont aucune ressource d'aide aucun support lors de trouble, mais cela vous le passez sous silence. C'est grave que des universitaires tels que vous sortent un livre de propagande et font le procès de 50% de la population, et nient que ce 50% ait besoin d'aide. Que penser du décrochage scolaire, du ritalin, du suicide, des pères de famille privés de leurs enfants? C'est pas votre probl;eme, tant que ça touche pas aux femmes, c'est correct, parfaitement acceptable, selon votre livre. Quel dommage, une tentative manquée

Tamy Vaillancourt
st-constant

13 mai 2008

La grosse artillerie... deux chercheurs, dit professeurs d'université, tentent de démontrer une thèse! ??? L'objectif est défini et il faut donc analyser pour montrer comment aboutir à ce résultat! Ca ressemble à une commande. C'est rationnel mais ce n'est pas la science. Alors SVP ne vous drapez pas de vos titres et du manteau de la science. Leur méthodologie s'apparente à celle des avocats, qui n'aboutit pas à résoudre les conflits (conjugaux).  
 
Le dit prof ose utiliser le mot propagande! Est-il à ce point ignorant de la signification du mot? Il fait encore référence au nazisme(?) et au racisme! 
Les propos sont très graves. Il prétend encore que le mouvement des pères ne s'intéresse qu'à l'H blanc... Je peux lui démontrer le contraire. Je suis étranger, attaché au mariage en raison d'une éducation traditionelle. Ma femme a saisi le juge car elle a ressenti un désamour de son mari et qu'elle pourrait être mieux aimée d'un autre! Sans raison, et sans motivation, le juge m'a ordonné de déguerpir de ma maison, d'abandonner mes enfants, de laisser mes biens, mes souvenirs. Il ne s'est pas préoccupé de ma réinstallation ou des conséquences sur ma vie professionnelle mais il m'a obligé de continuer à contribuer aux besoins aliementaires de mes enfants. J'ai cru être seul au monde; mes parents m'ont culpabilisé pour cet échec; je n'ai pas revu mes enfants; j'ai perdu mon emploi; j'ai gaspillé 250.000€ mais je remonte la pente. Je n'ai trouvé personne pour m'entendre ou me comprendre. Aujourd'hui, je fréquente les parents divorcés qui vivent ces difficultés et je partage avec eux une fraternité. J'OBSERVE que les nouveaux parents, sont des papas plus en plus étrangers, de + en + jeunes, concernant des enfants de plus en plus petit, parfois dans le berceau et où la construction du shéma mental est en cours. Ils se construisent donc dans la rupture, le déracinement, voire le rejet d'un parent. On brise leur bonheur d'enfance et je ne sais pas si à leur tour, ils aspireront à vouloir des bébés.  
 
Heureusement, tout les hommes ne vivent pas ces choses là. Un majorité de parents sont honnêtes mais il convient de signaler le Tiers de divorces/séparation qui se passent mal avec des conflits individuels qui (souvent) évincent le mâle et sanctionnent l'enfant. Je veux bien assumer cet héritage d'Adam mais j'espère que vous pourrez identifier les excès pour ne pas légitimer les agissements crapuleux afin que les enfants puissent garder leurs deux parents, leurs deux branches familiales. C'est là le danger et non pas ce groupement de parents qui tentent d'éveiller ces difficultés graves sans deniers de l'Etat. 
Le vrai danger est la propagation de mauvaises solutions aux crises conjugales et familiales. Les services sociaux vont avoir un grand avenir devant eux. La collectivité assumera les frais directs, les frais indirects produits des résultats d'un modèle nouveau. Je peux vous dire que nous-autres étrangers vivant en Occident somme gravement perturbés par ces méthodes et ce n'est pas sans raison que certains d'entre-nous pêtent les plombs, sombrent dans la folie et commètent des actes très graves contre la société. Les gouvernants ne veulent pas entendre ou essayer de comprendre ce discours, particulièrement au Québec qui se croit dans le sens du "bien pensant" et "politiquement correct".  
 
Kerim

Kerim Maamer
Bruxelles

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