(rediffusion de l’émission du 6 novembre 2007)
Marie-Josèphe-Angélique
Cette histoire se passe à Montréal au printemps et à l'été 1734. La ville comprend alors 5000 habitants. Il y a des gens qui sont établis dans le Vieux-Montréal, mais il y a aussi une communauté à Lachine, où se fait le commerce de la fourrure. Le Sault-Saint-Louis (Kahnawake) comprend une population de 2000 Iroquois, ce qui est considérable. Ils se disent souverains et ne veulent pas obéir aux Français. La Grande Paix de Montréal a été signée en 1701, mais on veut des fortifications. On se relève du grand incendie de 1721.

Un tempérament de rebelle
En avril 1734, un autre incendie fait rage. Quarante maisons ont brûlé. Marie-Josèphe-Angélique, l'esclave de Thérèse de Coignes de Francheville, est soupçonnée. Elle a 29 ans, elle est Noire. Elle n'est pas une exception à Montréal. C'est une femme enjouée qui parle beaucoup et qui n'est pas docile. Tout ce qu'elle dit finira par se retourner contre elle. Marie-Josèphe-Angélique sera l'objet d'un des grands procès criminels du Régime français.

Invité de la deuxième heure (rediffusion du 6 novembre 2007): Paul Fehmiu Brown, auteur d’une biographie sur Marie-Josèphe-Angélique
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Serge Bouchard s'est inspiré des ouvrages suivants:

Le procès de Marie-Josèphe-Angélique, de Denyse Beaugrand-Champagne, publié chez Libre expression.

Marie-Josèphe-Angélique, Montréal, Québec 21 juin 1734, de Paul Fehmiu Brown, Éditions les 5 Continents.

La revue d'histoire du Québec, Cap-aux-Diamants (no 79, automne 2004), «Une histoire à découvrir - Les Noirs au Québec»

Hyperliens
www.histoirequebec.qc.ca
Dictionnaire biographique du Canada en ligne